Algérie : Les promesses du manuel scolaire
Algérie - Les parents d’élèves n’ont pas à s’inquiéter pour cette rentrée. « Le livre scolaire sera disponible pour tous les élèves », a rassuré, hier, le ministre de l’Education nationale, Aboubakr Benbouzid, lors d’une conférence de presse qu’il a tenue à l’imprimerie de l’Office national des publications scolaires (ONPS) d’El-Achour à Alger. Chiffres à l’appui, ce sont pas moins de 53 millions de livres qui sont mis à la disposition des élèves des trois paliers scolaires.
L’ONPS (en phase de préparer l’année 2007-2008) a produit pendant cette année quelque 34 millions de livres qui sont venus s’ajouter au stock existant de 20 millions d’unités, a indiqué le directeur de cet office M. Lagha. Une quantité amplement suffisante, selon le ministre de l’Education, « pour couvrir les besoins en livres des scolarisés ».
Contrairement aux années précédentes où sa production au début de la réforme ne couverait que 50% de scolarisés, rappelait le ministre, la situation semble être définitivement palliée pour cette année et l’on vise la production de 65 millions d’unités pour les années à venir, affirme le ministre.
Les nouveaux programmes mis en place par la réforme ont induit l’édition de 46 nouveaux manuels dont 8 pour la 4ème année primaire, 11 pour la 4ème année moyenne et 25 pour la 2ème année secondaire.
Plus précis, le ministre de l’Education dira que sur les 53 millions de livres, 47 millions sont destinés à couvrir les besoins des élèves concernés par la réforme, à savoir les 1ère, 2ème, 3ème et 4ème années primaire et moyenne et 1ère et 2ème années secondaire.
Les 6 millions restants couvriront les besoins des niveaux non concernés par la réforme, soit la 5ème et la 6ème année fondamentale et la 3ème année du secondaire. Dans ce contexte, le premier responsable de l’éducation nationale dira que la performance en terme d’impression de manuels n’a pu se réaliser que grâce aux entreprises publiques (ENAG, SIA, ANEP PSA et ONPS) pour permettre au ministère d’être « au rendez-vous ».
Evoquant les expériences depuis les débuts de la réforme, l’option pour la location par les élèves est définitivement écartée. « C’est la gestion qui posait problème. Louer des livres à 7,5 millions d’élèves n’est pas chose aisée, et le plus souvent, a-t-il ajouté, ces manuels retournaient amputés de pages ». Pour cette rentrée à la suite de la décision du gouvernement, le problème de la cherté du livre ne se posera pas aux démunis.
Ils seront 3 millions d’élèves à bénéficier gratuitement du manuel scolaire. Les élèves du primaire en première année bénéficieront systématiquement de cette gratuité.
En ce qui concerne la qualité du livre, le ministre de l’Education nationale n’a pas exclu le fait qu’ils peuvent contenir des erreurs, des commissions sont créées à l’effet de les corriger. « Toutes erreurs seront signalées aux directeurs de l’éducation et aux directeurs d’établissements », conclut-il.
Par ailleurs, concernant la sollicitation des privés pour la production de livre scolaire, le ministre a indiqué qu’il n’était pas contre. « Mais que cela ne doit pas se faire au détriment de l’élève », a-t-il précisé.
Pour ce qui est de sa distribution (actuellement du ressort des établissements scolaires), il est envisagé de commercialiser le livre scolaire dans les librairies privées.
Par S. E. K. - Quotidien Oran
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