Algérie : Les syndicats de l'éducation reviennent à la charge
Algérie - Le Syndicat national des travailleurs de l’Education nationale (SNTE) se prépare déjà pour cette rentrée scolaire à un sit-in devant le ministère de l’Education nationale.
Prévue pour le 11 septembre prochain, cette manifestation devra regrouper les membres de bureau de wilaya et les membres du conseil national de l’organisation, qui vont protester, selon son secrétaire général B. Karmoud, contre «l’ingérence de l’administration dans les affaires internes» du syndicat.
La question du pluralisme et des libertés syndicales constitue le point essentiel de leur manifestation.
Ils reprochent surtout à l’administration le fait qu’elle privilégie de travailler avec la deuxième aile du SNTE (créée en 2002) alors que cette affaire est encore devant la justice.
La non-satisfaction des revendications socioprofessionnelles contenues dans leur communiqué final à la suite de la réunion du conseil national tenu les 29 et 30 août dernier et la décision de poursuivre les actions de protestation figurent également dans la plate-forme du syndicat.
Quant au Syndicat autonome des travailleurs de l’Education et de la Formation (SATEF), celui-ci, dans sa première sortie médiatique pour cette rentrée, s’est montré plutôt conciliant en mettant en avant une série de propositions pour «le redressement de l’école algérienne». Une initiative qu’il «compte porter et défendre auprès des pouvoirs publics».
Dans le document distribué, hier, lors d’une conférence animée par le SG du SATEF, Mohamed Sadali, au siège de la SNTE à Alger, un volet a été réservé aux propositions afin que le secteur de l’éducation qui, souligne le SATEF, «se débat dans une multitude de problèmes et vit des conflits répétitifs», sorte de cette crise.
Le syndicat a avancé un certain nombre de points, notamment l’organisation d’une conférence qui regroupera tous «les intervenants» du secteur (Administration, syndicats, association des parents d’élèves...), qui devrait déboucher sur la création d’un conseil supérieur de l’Education.
Le SATEF qui compte sur les autres syndicats du secteur, les partis politiques et le mouvement associatif pour adhérer à cette démarche et lui apporter leur soutien, a appelé à «la levée du contrôle judiciaire et des poursuites à l’égard des syndicalistes» et de la «levée d’entraves administratives et judiciaires» qui pèsent sur les syndicats autonomes de l’éducation.
La satisfaction des revendications salariales, la participation des syndicats du secteur à l’élaboration d’un statut, l’abrogation des textes relatifs à la gestion des oeuvre sociales, sont autant de conditions pour l’instauration d’un climat de dialogue serein.
Par S. E. K. - Quotidien Oran
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