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Actualité

 

Les déchets ferreux et non ferreux font des mécontents en Algérie

 

Déchets ferreux en AlgérieAlgérie - Rentrée sociale mouvementée à l’Entreprise de récupération de l’Ouest (ERO). Le syndicat a décidé d’organiser, mercredi, une journée de protestation pour réclamer un droit de regard sur le processus en cours de privatisation de cette entreprise publique.

«Nous voulons être associés à cette opération. Nous n’acceptons pas d’être marginalisés, c’est l’avenir de nos emplois et de nos familles», affirme le secrétaire général du syndicat, M. Meflah.

La direction générale de l’ERO se défend de fermer les portes du dialogue en affirmant que les portes du dialogue sont toujours ouvertes. «Nous tenons régulièrement des réunions avec les représentants des travailleurs.

Nos employés sont régulièrement informés sur la vie de l’entreprise. Les préoccupations socioprofessionnelles des travailleurs sont bien prises en charge. Nous ne comprenons pas exactement les revendications du syndicat.

De toute façon, la journée de protestation du 13 n’est pas légale», explique de son côté le PDG de l’ERO, M. Bouafia.

Le syndicat assure le contraire et affirme que la journée de protestation est légale et que les portes du dialogue sont fermées. En toile de fond du conflit entre le syndicat et la direction, la privatisation de l’entreprise.»

Le syndicat est informé sur cette opération qui n’est pas gérée à Oran. Il y a un comité de privatisation basé à Alger qui s’en occupe», explique le PDG, M. Bouafia.

Spécialisée dans la récupération, le tri et le traitement des déchets ferreux et non ferreux et la fabrication de matériel de pesage, l’ERO est convoitée par de nombreux Algériens et étrangers. Un intérêt qui s’explique par le fait qu’elle réalise 90% de son chiffre d’affaires à l’exportation.

Les déchets ferreux et non ferreux sont convoités par de nombreux hommes d’affaires et sont à l’origine de plusieurs scandales liés à leur exportation. Des scandales qui ont mis ce secteur sous haute surveillance.

L’intérêt des déchets notamment non ferreux comme le cuivre et le laiton, c’est qu’ils sont fortement demandés sur les marchés étrangers. Leurs prix ne cessent d’augmenter, ces dernières années, à cause de la flambée des prix des matières premières.

Pour les exportateurs algériens, les déchets ferreux et non ferreux constituent de véritables trésors: en plus de la forte demande sur le marché mondial, ils réussissent à multiplier leurs gains en trichant sur les factures.

D’autant que la collecte des déchets ferreux et non ferreux ne nécessite pas des moyens importants.

Du coup, le syndicat craint que leur entreprise tombe entre les mains de simples exportateurs qui n’ont aucun projet industriel. «Avec tout ce qui se passe autour ce secteur, nous voulons prendre les précautions nécessaires pour que le futur repreneur ne détruise pas l’entreprise.

Nous voulons sauvegarder l’activité, les emplois et assurer un avenir pour l’entreprise», affirme M. Meflah.

Au siège de l’unité UFTS, près des Abattoirs de la commune d’Oran, les syndicalistes commencent déjà à spéculer sur l’identité des personnes et des entreprises intéressées par le rachat de l’ERO, qui emploie 250 travailleurs.

Par Hamid Guemache - Quotidien d'Oran

 

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