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Actualité

 

Les réserves de changes de l’Algérie atteignent 68 milliards de dollars

 

Réserves de changes de l'AlgérieAlgérie - Le ministre des Finances, Mourad Medelci, a saisi l’opportunité d’une rencontre avec les directeurs de publication de la presse pour faire le point sur la situation qui prévaut dans son secteur.

Il annoncera que les réserves de changes de l’Algérie ont atteint un nouveau sommet à 68 milliards de dollars au 31 août dernier.

La conjoncture pétrolière favorable a permis l’augmentation de ces réserves de 2 milliards de dollars depuis fin mai 2006 où elles étaient à 66 milliards de dollars, contre 56,18 milliards de dollars à fin 2005. Cette progression s’est faite malgré le remboursement par anticipation d’une bonne partie de la dette rééchelonnée, soit 12,5 milliards de dollars.

Le ministre des Finances annoncera à cette occasion que les accords avec le Club de Londres ont été conclus. Il est revenu sur les réformes en cours dans son secteur. Pour lui, deux réformes auront une incidence importante sur la vie économique et financière du pays. La première consiste en la modernisation du système budgétaire.

Cette dernière permettra, à l’horizon 2010, de connaître de manière précise la destination et l’utilisation des fonds publics. En effet, avec le système actuel, il est difficile d’éviter que des crédits de paiement entrant dans le cadre du budget d’équipement soient utilisés partiellement pour des dépenses de fonctionnement.

Le ministre considère que cette mesure permettra une meilleure efficience dans l’utilisation des deniers publics et favorisera la transparence dans leur gestion.

Mourad Medelci rappellera aussi que les différents programmes d’investissement public allant sur la période 2005-2009 ont été dotés de budgets d’équipements avoisinant les 120 milliards de dollars. La seconde réforme en cours est la modernisation du fisc.

Après la création de la direction des grandes entreprises à Alger, il est prévu l’ouverture d’antennes à Oran, Hassi Messaoud et Constantine.

Le rapprochement des impôts du contribuable se poursuivra par la création de centres fiscaux qui regrouperont les recettes des contributions diverses et les inspections actuelles pour prendre en charge de manière globale les relations et les préoccupations des PME. Dans ce cadre, un centre des impôts sera ouvert dans les semaines à venir au niveau de la commune de Rouiba.

Le ministre a également abordé les scandales qui ont secoué le secteur bancaire public. Il estimera que la situation ayant prévalu durant les années du terrorisme a permis des détournements au sein des agences bancaires. Mais il considère que l’informatisation des banques et le travail de la justice qui s’ajoutent à la pression inhérente à la publication d’articles sur ce sujet par la presse nationale feront que ces phénomènes se réduiront d’eux-mêmes.

Au sujet de l’abrogation de la mesure disposant que tout paiement supérieur à 50 000 dinars devra se faire par chèque, le ministre des Finances expliquera qu’au vu du poids actuel du secteur informel et du nombre peu important de guichets bancaires, la mesure est inapplicable en l’état. Il affirmera cependant que cette mesure sera à terme mise en œuvre. Le secteur informel est aussi un frein à la convertibilité totale du dinar, estime Mourad Medelci.

Il considère que pour arriver à cette convertibilité, il faudra réduire le poids de ce phénomène devenu un véritable fléau pour l’économie nationale. Parmi les mesures prises pour intégrer les trabendistes dans le secteur formel, le ministre énumère la baisse continuelle de la pression fiscale et la réduction des entraves bureaucratiques pour la création d’entreprises.

Pour les entreprises du secteur de la presse, il a souhaité qu’elles puissent profiter de toutes les facilités offertes par les différentes législations. Concernant l’exportation des quotidiens nationaux, le ministre conseillera aux responsables de publications de se rapprocher des organismes d’aide à l’exportation pour faciliter l’opération.

En fait, les réformes qui dépendent du secteur des finances conditionnent les autres réformes économiques. Le ministre des Finances semble optimiste quant à la modernisation de son secteur.

Par Amine Echikr - La Tribune

 

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