Les salaires impayés en Algérie
Algérie - Un conseil interministériel s’est tenu, hier dans l’après-midi, pour dénouer le problème des salaires impayés qui, selon la centrale syndicale, dure depuis près de quinze années.
L’on affirme, à ce niveau, que le dossier a bénéficié d’une solution politique après accord entre l’UGTA et le gouvernement au temps où Ahmed Ouyahia le dirigeait.
«Nous avons trouvé un accord avec le gouvernement pour la gestion du portefeuille économique dans sa dimension sociale», nous dit un responsable à la centrale syndicale, «mais aujourd’hui parce que cet accord n’a pas été suivi d’effet, ce dossier a pris des dimensions dangereuses».
Pour les responsables syndicaux, «le problème des salaires impayés est traité avec une nonchalance qui montre que ceux qui sont chargés de le résoudre ne se sentent pas concernés par la dimension humaine du secteur économique jusqu’à l’ignorer».
La centrale syndicale pointe un doigt accusateur sur les Sociétés de gestion des participations (SGP) «qui sont directement concernées par l’exécution de la décision politique du gouvernement».
Tout en dégageant sa responsabilité l’UGTA, par la voix de ses responsables, laisse entendre que «les SGP sont cet acteur direct et indirect qui, s’il laisse encore traîner ce dossier, pourrait provoquer une perturbation sociale aux conséquences graves».
Ce sont, selon eux, pas moins de 30.000 travailleurs dont les salaires sont impayés depuis de longs mois. 1.000 d’entre eux observent, depuis samedi, un sit- in au siège de l’UGTA.
Par Ghania Oukazi - Quotidien d'Oran
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