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Actualité

 

Algérie : Bouteflika devant le sommet des pays non-alignés à la Havane

 

Bouteflika devant le sommet des pays non-alignés à la HavaneAlgérie - Le Mouvement n’a plus sa signification originelle de neutralité. C’est par la voie de son premier magistrat que l’Algérie a réitéré vendredi après-midi, devant un parterre de chefs d’Etat et de gouvernement, son attachement au mouvement des non-alignés (MNOAL) Cela même si, dira le président de la République, il n’a plus «sa signification originelle de neutralité par rapport à deux camps adverses».

Toutefois, a estimé Abdelaziz Bouteflika, «il exprime toujours notre volonté de préservation de notre indépendance et de notre liberté». En effet, le bloc soviétique n’existant plus, la guerre froide s’exprime cependant d’une autre manière.

Celle-là beaucoup plus économique. «Notre regroupement au sein du Mouvement des non-alignés est destiné en premier lieu à créer entre nos pays une solidarité et une unité d’action qui nous permettent de pallier nos faiblesses et de défendre nos points de vue dans un monde où, malheureusement, la puissance prime le droit et où les principes de justice et d’équité varient selon les latitudes et selon les critères d’opportunité complètement immoraux», a indiqué le président algérien qui a rappelé les principes fondamentaux ayant présidé à la fondation du MNOAL, et aussi précisé que ce 14e sommet se tenait dans un contexte international particulièrement complexe et incertain.

Ces assises, a dit M. Bouteflika qui a évacué la question de la neutralité, car réglée par les chamboulements et les mutations qu’a connus le monde, nous «offrent l’opportunité de permettre au Mouvement de renouer avec sa vocation de force de proposition, de cadre de concertation et de tribune où s’exprime la conscience collective du tiers-monde».

Cette conscience du tiers-monde qui nécessite aujourd’hui plus que jamais de la vigueur et de la cohésion pour «affronter les défis de plus en plus inquiétants de la mondialisation». D’où l’impératif de revitaliser et redynamiser le mouvement.

Un mouvement qui a été, a dit le président de la République, à l’avant-garde de la «revendication d’une réforme sérieuse de l’ONU […]» Les premiers fruits de cette revendication sont la création de la commission de la consolidation de la paix et du conseil des droits de l’Homme. Un acquis important.

Cela veut dire que le MNOAL est capable de plus. Comme le parachèvement de la décolonisation, «le règlement pacifique des différends, le désarmement», entre autres qui doivent être au centre des préoccupations des membres du MNOAL. Abordant la question du terrorisme, le premier magistrat du pays a indiqué qu’il représentait une «réelle menace à la paix et à la sécurité de tous les pays».

L’Algérie en sait quelque chose. Toutefois, a tenu à avertir l’orateur, la lutte contre le terrorisme «ne doit être ni sélective ni ambiguë. Pour cela, nous devons rejeter avec la plus grande énergie toute tentative visant à assimiler au terrorisme le combat légitime des peuples sous domination étrangère luttant pour leur autodétermination et leur indépendance.

Tout amalgame est à cet égard inadmissible en ce qu’il constitue une négation du droit inaliénable des peuples à disposer d’eux-mêmes, en même temps qu’une diversion par rapport aux véritables exigences d’une lutte antiterroriste crédible et efficace».

Le chef de l’Etat a appelé le MNOAL à réaffirmer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Il dénoncera la situation dans les territoires occupés et les destructions barbares dont a été victime le Liban dernièrement. M. Bouteflika a réitéré d’autre part la position de l’Algérie par rapport à la question de l’énergie nucléaire.

Son allocution achevée, le président de la République a quitté le sommet pour se rendre au chevet de Fidel Castro qui l’a reçu à l’hôpital dans lequel il poursuit ses soins.

Par Faouzia Ababsa - La Tribune

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