Le travail au noir en Algérie est en «régression permanente»
Algérie - Le travail au noir en Algérie est en «régression permanente». C’est ce qu’a déclaré le ministre du Travail et de la Protection sociale à l’ouverture du séminaire de formation des inspecteurs du travail. Selon lui, les travailleurs non déclarés sont estimés à 29%. Une information confortée par le dernier rapport accompli par l’inspection du travail durant l’année en cours.
Ce chiffre est en baisse par rapport à trois années auparavant où le pourcentage des travailleurs au noir était estimé à 49%. Les enquêtes réalisées par les services de l’inspection du travail sur 8.063 lieux de travail en 2005 ont, par ailleurs, démontré que 31,52% des employés y activant ne sont pas déclarés.
Au cours du séminaire portant sur «la promotion du dialogue social au niveau sectoriel», le ministre a déclaré que cette rencontre a pour objectif de démontrer l’importance du dialogue social comme facteur déterminant dans la sauvegarde de la paix sociale et de la stabilité économique de l’entreprise.
De même qu’il vise à améliorer les connaissances et les expériences des inspecteurs du travail en vue d’une meilleure prise en charge des missions dans le domaine.
Tout en affichant sa satisfaction quant à la baisse de taux du travail informel, le ministre a qualifié les résultats obtenus jusqu’à aujourd’hui de «positifs» et a appelé à l’intensification des missions de contrôle. «La lutte contre le marché informel du travail n’est pas une mission exclusive du gouvernement, mais il faut que d’autres parties contribuent à combattre ce fléau, à l’exemple de l’employeur et du syndicat», a-t-il encore ajouté. Il est à noter que le dit séminaire se déroulera sur quatre jours.
Par Fayçal L. - Quotidien d'Oran
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