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Actualité

 

L’Algérie plaide la cause des pays les moins avancés

 

Assemblée Générale de l'ONUAlgérie - Représentée à un niveau ministériel dans une enceinte où figuraient beaucoup de chefs d’Etats dont l’américain George W. Bush, l’Algérie a plaidé cette semaine à New York, par la voix du ministre des Affaires étrangères Mohamed Bedjaoui, la cause des pays les moins avancés.

S’exprimant devant les représentants de la communauté internationale, Mohamed Bedjaoui a appelé, dans ce sens, à «plus d’intérêt» aux pays les plus défavorisés «qui souffrent de tant de malheurs».

Intervenant à l’occasion de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU consacrée à l’examen (à mi-parcours) de la mise en œuvre, depuis 2001, du programme d’action de Bruxelles en faveur des pays les moins avancés, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères a souligné, rapporte l’APS, que «l’Algérie qui a toujours activement œuvré et soutenu les efforts des pays les moins avancés dans leur lutte contre la pauvreté et la faim, notamment en Afrique, demeure profondément persuadée de l’importance des mécanismes de suivi pour une mise en œuvre du programme d’action en faveur de ces pays».

«L’Algérie, fidèle à ses idéaux, a, une fois de plus, défendu très vigoureusement la cause si légitime de ces pays», a ajouté le ministre en exprimant «le soutien de l’Algérie à la stratégie de Cotonou [adoptée en juin 2006] pour la poursuite de la mise en œuvre du programme d’action».

«Respect des engagements pris en matière d’aide au développement, d’allégement de la dette, d’accès aux marchés et d’assistance technique», est notamment mis en avant lors de l’intervention du chef de la diplomatie algérienne.

Plus globalement, le débat général de la 61ème session de l’Assemblée générale des Nations unies a été marqué, outre le discours inaugural du secrétaire général Kofi Annan, par la polémique indirecte à laquelle se sont livrés les présidents américain et iranien par leurs interventions respectives.

Si Annan a plaidé en faveur d’une ONU apte à «apporter des solutions à ce monde divisé», Bush et Ahmadinedjad, eux, ont préféré poursuivre leur duel à distance autour de divers sujets sous couvert d’un seul : le programme nucléaire poursuivi par Téhéran à la face du monde entier.

Dans son discours, Bush a essentiellement tenté d’assurer les peuples de la région, comme rapporté par les agences de presse, que les États-Unis n’étaient pas en guerre contre l’Islam. De son côté, Mahmoud Ahmadinejad a fustigé, écrit l’AFP, ce qu’il considère comme des abus du Conseil de sécurité sur le dossier du programme nucléaire de son pays.

Mais sur les dizaines d’interventions devant les 192 membres de l’AG de l’ONU, celle inaugurale des travaux, prononcée par Kofi Annan, restera la plus condensée puisque portant vœu de voir les Nations unies pouvoir «apporter des solutions à ce monde divisé, pour que les peuples puissent accomplir leur destinée commune».

«Nous faisons désormais face à un monde dont les divisions menacent la notion même de communauté internationale, alors que la plupart des défis nécessitent une réponse mondiale», a relevé Kofi Annan dont le mandat approche de son terme. Abordant le cas du Proche et Moyen-Orient, le SG de l’ONU note que «aussi longtemps que le Conseil de sécurité n’y mettra pas un terme, les Nations unies seront de moins en moins respectées et leur impartialité sera mise en cause, portant atteinte à leur capacité à régler d’autres conflits tels que ceux en Iraq ou en Afghanistan».

Concernant ce dossier auquel Washington s’intéresse au plus haut point, le prédécesseur de Bush à la Maison-Blanche, Bill Clinton en l’occurrence, a estimé hier, dans une interview accordée à la revue Financial Times, qu’une nouvelle initiative de paix au Proche-Orient est attendue dans «les deux prochains mois».

«Le président George Bush peut atténuer le ressentiment mondial et changer le sentiment du monde musulman à l’égard des Etats-Unis en réorientant sa politique étrangère», a-t-il également relevé à ce propos.

Par Younes Hamidouche - La Tribune

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