Les mécanos haussent le ton en Algérie
Algérie - Suite à l’échec des négociations entre la fédération des travailleurs de la mécanique, métallurgie, électronique et électricité (FNTMME) et la Société de gestion des participations (SGP) sur l’augmentation des salaires, les cadres syndicaux des entreprises nationales relevant de ces secteurs ont affiché hier leur mécontentement.
Ils ont, en effet mis hier à exécution leur menace de protestation en investissant la rue. Ils sont venus forts nombreux participer au rassemblement devant le siège des SGP à Hydra, pour demander une hausse salariale à la hauteur de leurs attentes.
C’est devant les sièges des SGP Transolb et Onstrumet où ont eu lieu les négociations avec les représentants de la SNVI (Société nationale des véhicules industriels) que les représentants syndicaux se sont regroupés en guise de protestation aux réponses réservées par les SGP à leurs doléances.
Les contestataires ont clairement dénoncé la position des SGP et ont affiché catégoriquement un rejet face aux propositions des SGP concernant les augmentations de salaires.
Des augmentations jugées dérisoires et qui, faut-il le rappeler, oscillent entre 5 et 10% pour les entreprises déstructurées et de 15% pour les sociétés en bonne santé financière. Ces résultats ont été obtenus au terme du round des négociations de samedi dernier (16 septembre) et ont été fortement contestés. Ce qui a poussé le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd et le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, à proroger le délai des négociations.
Cependant, cette mesure n’a rien apporté de nouveau puisque les SGP ont maintenu leur position contrairement à la FNTMME. Les représentants de cette fédération ont, en effet, fait des concessions en baissant le plafond de la hausse de 40 à 24% et en fixant le minimum à 16%.
«On ne peut pas faire d’autres concessions. 16%, c’est le minimum qu’on puisse exiger», nous a déclaré à ce sujet, le premier responsable de la FNTMMEE, Mohamed Seddik Kardjani, avant de poursuivre : «Nous sommes prêts à passer à la deuxième phase dans notre mouvement de protestation.» Une phase qui va se traduire la semaine prochaine, plus précisément le 27 septembre à 11h, par un autre rassemblement devant la SGP EQUIPAG dont les responsables «ont tout fait hier pour empêcher la manifestation», indique un communiqué de la FNTMMEE.
«C’est une entrave à l’exercice du droit syndical», note encore le communiqué. Ainsi, la protestation pour les travailleurs des industries mécanique et électrique se poursuivra jusqu’à l’aboutissement de leur revendication salariale comme c’est le cas pour leur homologues des autres fédérations (BTPH, tourisme….).
Des fédérations, dont les représentants se sont montrés globalement satisfaits des négociations avec les SGP, en attendant les résultats pour les travailleurs de l’énergie (Sonatrach et Sonelgaz) ainsi que pour ceux des OPGI et de l’hydraulique.
Par Samira Imadalou - La Tribune
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