Pour une coopération permanente entre l'Algérie et l'AIEA
Algérie - Les perspectives de coopération technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avec l’Algérie dans le domaine du développement des applications de l’énergie atomique aux différents domaines socio-économiques ont été hier à Vienne au centre de l’entretien du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, M. Ramdane Lamamra, qui conduit la délégation algérienne à la 50ème conférence générale de l’AIEA, avec le directeur général de cette agence, M. Mohamed El Baradei, lit-on dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères parvenu hier à notre rédaction.
Les questions d’actualité internationale ont également été abordées lors de cette rencontre qui a enregistré la présence du commissaire à l’énergie atomique, M. Mohamed Derdour, et l’ambassadeur, gouverneur pour l’Algérie auprès du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, Mme Taous Ferroukhi. Selon la même source, la délégation algérienne a eu aussi l’occasion de rencontrer le président de la conférence générale de l’AIEA, le Sud-Africain, Abdulsamad Minty. En outre, M. Lamamra a rencontré, en marge des travaux de la conférence générale de l’AIEA, le secrétaire général du ministère fédéral autrichien des Affaires étrangères, M. Johannes Kyrle.
Les discussions ont porté sur l’examen des relations algéro-autrichiennes ainsi que sur la question des migrations, le partenariat entre l’Afrique et l’Europe, le Darfour (Soudan), le Moyen-Orient et la décolonisation du Sahara occidental, ajoute le communiqué. Il est utile de rappeler que la tenue de la 50ème conférence générale de l’AIEA se tient dans un moment caractérisé par la crise de l’enrichissement nucléaire de l’Iran.
A ce sujet, le président français, Jacques Chirac, a prôné lundi dernier la poursuite du dialogue avec l’Iran. En réponse à cette proposition, le principal négociateur iranien sur le dossier nucléaire, Ali Larijani, a affirmé hier la volonté de son pays de «poursuivre des négociations constructives» avec l’Union européenne (UE), dans des déclarations à Damas. «Il est important que les négociations se poursuivent d’une manière constructive et nous les poursuivrons avec Javier Solana», diplomate en chef de l’UE, a déclaré M. Larijani.
Notons, enfin, que l’uranium enrichi peut servir de carburant pour la production d’énergie mais peut aussi être utilisé pour la fabrication de bombes nucléaires. L’Iran n’a pas gelé ses activités d’enrichissement de l’uranium au 31 août, comme l’exigeait le Conseil de sécurité de l’ONU.
Par Radia Djouzi - La Tribune
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