Algérie : Bouteflika interpellé sur l’application du protocole d’accord
Algérie - Le mouvement populaire des arouch a décidé d’interpeller le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika sur la non-application des revendications de la plate-forme d’El Kseur contenues dans le protocole d’accord global signé entre l’ex-chef du gouvernement Ahmed Ouyahia et la délégation de l’interwilayas.
Réunies hier à l’école du village Aït Abdelmoumene, daïra de Ouadhias, les onze délégations de wilayas ont installé une commission chargée de la rédaction d’une déclaration à l’effet d’«interpeller le président de la République sur les lenteurs et les blocages dans l’exécution des engagements pris dans le cadre du processus du dialogue».
Lors d’un récent point de presse tenu à Alger, Belaïd Abrika, porte-parole de la délégation, avait indiqué que 80% des revendications de la plate-forme d’El Kseur ne sont pas satisfaites. Dans la même déclaration qui sera rendue publique aujourd’hui, l’interwilayas va «dénoncer la démission et la passivité des services de police» quant à la situation d’insécurité dans des régions de Kabylie et «réitérer la revendication de départ des brigades de gendarmerie et leur mise en quarantaine».
La plénière a d’autre part, adopté le mémorandum portant propositions sur la révision constitutionnelle. Entre autres suggestions faites par la commission, on y retrouve l’affirmation de la langue amazighe, plus de prérogatives aux élus par rapport aux commis de l’Etat et une large décentralisation pour une démocratie participative. Aussi, les représentants des wilayas ont ajourné à la prochaine réunion, l’adoption du document de réflexion sur la réorganisation du mouvement populaire et ses perspectives.
Des conseils régionaux et de wilayas sont proposés à débat ainsi que la nécessité de faire appel à «des militants adaptés aux nouvelles exigences de la population».
Par Lakhdar Siad - La Tribune
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