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Actualité

 

Le «terrorisme idéologique» n’existe plus en Algérie

 

SoltaniAlgérie - Le «terrorisme idéologique» n’existe plus en Algérie selon le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), M. Bouguerra Soltani, qui explique les actes terroristes actuels par une «recrudescence des actes criminels». «Aujourd’hui, le terrorisme idéologique, qui voulait fonder un Etat, n’existe plus.

Ce qui subsiste, c’est des terroristes irréductibles, des bandits et des criminels qui agissent sous l’étiquette du terrorisme», a déclaré, jeudi, M. Soltani lors du Forum hebdomadaire de la Chaîne II de la radio nationale.

Affirmant que l’Algérie est immunisée à tout jamais de ce fléau, Soltani affirmera, «nous avons désormais en Algérie une expérience, une sorte de vaccin qui nous prémunira contre toute velléité d’une remontée du terrorisme politique», a-t-il ajouté. M. Soltani a qualifié les actes de terrorisme actuels de «grains de sable» qui ne dépassent pas le degré de «nuisance», plaidant parallèlement pour le prolongement des délais d’application des dispositifs de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale «jusqu’à 2009».

L’ordonnance portant mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adoptée le 27 février dernier en Conseil des ministres, a offert un délai de six mois, jusqu’au 31 août dernier, aux terroristes pour se rendre.

Selon le président du MSP, l’Etat «ne peut fermer la porte devant quelqu’un qui dépose les armes et admet son erreur» avant de préciser que «ceux qui demeureront figés dans la mentalité des années 1990 seront combattus par les forces de sécurité et l’armée nationale populaire». Mais, d’autre part, M. Soltani a appelé à réadmettre dans la vie politique «les personnes qui se plient à la Constitution et aux lois de la République», estimant qu’ «interdire à quelqu’un à jamais d’avoir une activité politique est contraire à la Constitution».

Interrogé sur le bilan qu’il fait de l’application de la charte susdite, Soltani le qualifiera d’acceptable tout en soulignant qu’il s’attendait «à un meilleur résultat».

Ces résultats mitigés s’expliquent, selon lui, par le fait qu’il y ait «des gens dans l’administration qui, sciemment ou non, entravent l’application de la Charte».

Applaudissant l’action gouvernemental depuis l’arrivée de Belkhadem à la tête de l’exécutif, Soltani estimera que «le rythme de travail du gouvernement s’est accéléré depuis l’arrivée à sa tête de M. Abdelaziz Belkhadem». Il déplorera toutefois que «la corruption se soit propagée pour atteindre tous les secteurs, et même les mosquées», en plus du «laisser-aller dans la lutte contre la criminalité, qui a pris des proportions inacceptables».

Quant à la position de son parti vis-à-vis d’une révision constitutionnelle, M. Soltani réitérera que le MSP «n’était pas contre le principe d’une révision constitutionnelle» et soutenu l’institution d’un «régime présidentiel à l’américaine».

Concernant les prochaines élections législatives et locales, prévues en mai et octobre 2007, le chef du MSP a demandé «avec insistance» une révision des listes électorales «pour les purifier des décédés et des absents» et appelé l’administration à «respecter une stricte neutralité».

Concernant les augmentations salariales en débat, Soltani, dont le parti est partisan d’un SNMG à 20 000 DA. Le minimum, soutient-il, pour garantir une vie décente au citoyen.

Par Ghada Hamrouche - La Tribune

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