Mort de Ben Laden : rumeur ou vérité ?
Ben Laden - La cote de popularité de George W. Bush n’attendait pas moins pour monter en flèche. Même si ce n’est encore qu’une rumeur, la nouvelle de la mort d’Oussama Ben Laden n’en finit pas d’alimenter la polémique quant à sa véracité.
Ce sont les services secrets saoudiens qui auraient été les premiers à confirmer la mort de l’ennemi n°1 des Etats-Unis. Egalement en mauvais termes avec son pays d’origine, Oussama Ben Laden se verrait bien vite enterré par le régime de Riyad qui le rend responsable de la détérioration de l’image des musulmans dans le monde.
Selon les renseignements saoudiens, le numéro 1 d’Al Qaïda aurait bien succombé à une crise de typhoïde survenue alors qu’il était au Pakistan, le 23 août dernier. Vite reprise par la DGSE française (Direction générale de la sécurité extérieure), l’information a figuré en bonne et due forme dans une note que cette dernière a transmise aux plus hautes autorités politiques du pays.
«Les éléments recueillis par les Saoudiens indiquent que le chef d’Al Qaïda aurait été victime, alors qu’il se trouvait au Pakistan, le 23 août 2006, d’une très forte crise de typhoïde ayant entraîné une paralysie partielle de ses membres inférieurs», peut-on lire dans cette note confidentielle. «Son isolement géographique provoqué par une fuite permanente aurait rendu impossible toute assistance médicale.
Le 4 septembre 2006, les services saoudiens de sécurité ont recueilli les premiers renseignements faisant état de son décès», poursuit la note. Si cette nouvelle venait à être confirmée, ce serait un tournant historique dans la guerre mondiale contre le terrorisme que conduisent les Etats-Unis avec l’aide de leurs satellites en Europe, en Afrique et partout ailleurs dans le monde.
Ancien allié des Américains pendant la guerre que menaient les moudjahidine contre la présence soviétique en Afghanistan de 1978 à 1988, Oussama Ben Laden s’est vite transformé en ennemi public n° 1.
Responsable des attentats sanglants contre les ambassades américaines à Nairobi et à Dar Essalam en 1998, il s’illustrera en choquant le monde le 11 septembre 2001, en défigurant le centre de New York et en fragilisant la puissance légendaire des Etats-Unis.
Ben Laden mort ou vif, l’Amérique poursuivra coûte que coûte sa campagne mondiale contre le terrorisme, quitte à dénicher un nouvel ennemi pour l’agiter comme un épouvantail à son opinion publique insensible à la duplicité.
Par Mohamed Khaled Drareni - La Tribune
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