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Actualité

 

Algérie : Bouteflika présidera, demain, l’ouverture de l’année judiciaire

 

BouteflikaAlgérie - Comme à l’accoutumée, c’est le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, qui présidera demain l’ouverture de l’année judiciaire 2006-2007 qui intervient cette fois-ci, faut-il le souligner, au début de la rentrée sociale, alors que les années précédentes elle avait généralement eu lieu une fois celle-ci bien entamée.

La teneur du discours que devra prononcer, à cette occasion, le président de la République pourrait, éventuellement, nous renseigner sur les motivations de cette programmation.

Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’avec cette activité, le président de la République marquera, encore une fois, son retour sur la scène médiatique après «l’éclipse» qu’il a marquée pendant la saison estivale, période durant laquelle il était certes loin des projections, mais n’était pas moins occupé à gérer les affaires courantes du pays, comme l’assurait en début de cette semaine, le ministre de la Communication, El Hachemi Djiar.

Lors de sa seconde rencontre avec la presse, durant laquelle il avait évoqué le programme présidentiel de ces trois derniers mois, ce dernier avait justement fait état de l’insistance du chef de l’Etat à voir s’accélérer la prise en charge des différents programmes en cours, ainsi que le train des réformes entamées dans plusieurs secteurs, dont celui de la justice. Ce secteur étant l’un des plus sensibles car intimement lié aux préoccupations du citoyen et à la notion de l’Etat de droit.

Ce pourquoi, le président de la République, ne manquera pas, encore une fois l’opportunité de l’ouverture de l’année judiciaire, pour rappeler l’intérêt de mener à bon port tous les chantiers inhérents à la réforme du secteur de la justice, entamés depuis quelques années sur la base du rapport de la Commission nationale de réforme de la justice, laquelle commission avait recommandé une série de mesures visant essentiellement à «une meilleure prise en charge des droits de l’Homme et au renforcement des garanties juridiques les concernant».

A travers cette réforme, ses initiateurs entendaient en finir avec les principaux maux qui rongent, depuis trop longtemps, le corps de la justice et qui compliquent la vie du citoyen. Entre autres pratiques qui ont fini par entacher sérieusement l’image de la justice algérienne, celles des détentions préventives et des gardes à vue illimitées, le non-respect de la présomption d’innocence, une bureaucratisation accrue de l’administration, le clientélisme et le despotisme…

Mais le plus grand défi de la justice algérienne serait certainement celui de devenir véritablement indépendante, car au moment où les enjeux de la vie politique et économique du pays se font plus grands, il est plus qu’indispensable que la justice se limite aux nobles prérogatives qui lui sont assignées pour tenter de redorer son blason aux yeux, en premier lieu, des citoyens qu’elle est censée servir et défendre.

Ceci, à fortiori lorsque le pays est à la veille d’échéances électorales décisives et de rendez-vous économiques aussi déterminants que celui de l’adhésion de l’Algérie à l‘OMC et que la réforme du secteur de la justice est étroitement liée au reste des réformes dans lesquelles le pays s’est engagé.

Par Mekioussa Chekir - La Tribune

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