L’Algérie réitère, au sein du G77, sa position sur la réforme onusienne
Algérie - L’Algérie vient de réitérer que la sève de la réforme onusienne, dont l’idée a été lancée depuis quelques années, devrait permettre d’aller vers plus d’équité dans le traitement des questions internationales.
A l’occasion de la réunion annuelle des ministres des Affaires étrangères du Groupe des 77 auquel se joint la Chine –un total de 131 Etats membres, réellement-, le chef de la diplomatie algérienne, Mohammed Bedjaoui, a relevé vendredi dernier à New York que la refondation de l’ONU devrait servir le multilatéralisme. Mohammed Bedjaoui a appelé ses pairs de ce groupe à «mobiliser les ressources pour faire de la refondation de l’ONU un gain pour le multilatéralisme et les pays en développement».
Le G77, un forum se voulant solidaire, qui a tenu sa première réunion ministérielle en 1967 à Alger, se réunit en marge de l’Assemblée générale de l’ONU en vue de coordonner les efforts de ses Etats membres pour défendre ainsi au mieux les intérêts des pays du Sud en matière de développement économique et social.
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, intervenant à l’occasion de la réunion en ce mois de septembre 2006 du G77, a précisé que cette mobilisation est appelée à forger une ONU «efficiente» et «efficace» dans la perspective de son «adaptation aux nouvelles réalités et exigences du monde moderne». Comme résumée par Mohammed Bedjaoui, l’attention du G77 devrait «porter autant sur la substance des réformes que sur leur forme», tout en veillant durant «ce processus participatif» à «intégrer» et à «consolider» les «acquis» du groupe.
A ce même G77, le secrétariat général de l’ONU lance un appel en faveur d’un soutien du projet de réforme des structures de l’ONU, pour lui assurer une plus grande «légitimité et efficacité». C’est du moins, ce qu’a rappelé vendredi à New York le porte-parole onusien, Stephane Dujarric. Selon ce qu’a rapporté l’APS, Kofi Annan appelle les Non-alignés du G77 à «aider à mettre en œuvre le document final» de cette réforme très attendue.
La même source rappelle qu’en mai dernier, le secrétaire général de l’ONU avait exprimé son profond «regret» face au refus des propositions de réforme administrative présentées dans son rapport intitulé : Investir dans l’ONU. Le G77 avait demandé des «précisions» sur les propositions formulées par Kofi Annan.
En quête de plus d’efficacité, l’Organisation des Nations unies (ONU) devra passer par des réformes autour desquelles n’existe cependant aucun consensus entre les Etats membres.
Diverses propositions de réformes y sont présentées et certaines d’entre elles vont même jusqu’à s’opposer en ce qui concerne certains axes de ladite réforme, comme c’est le cas notamment de l’élargissement projeté du Conseil de sécurité.
Par Younès Hamidouche - La Tribune
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