Bedjaoui appelle la communauté d’affaires US à investir en Algérie
L’Algérie et les Etats-Unis partagent de nombreux objectifs et sont appelés à développer davantage leurs liens de coopération et de partenariat.
C’est là, la conviction du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, réitérée lundi à New York où il se trouve depuis plusieurs jours pour prendre part à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Selon le ministre, les deux pays partagent une convergence de vues sur un large éventail de questions d’intérêt commun. «Notre partenariat bénéficie d’une base économique et politique solide que nous espérons conforter et consolider davantage à travers une coopération aux plans sécuritaire et militaire, un dialogue approfondi et une plus grande concertation en vue d’établir un partenariat stratégique durable et souhaité», a souligné Mohammed Bedjaoui dont les propos sont rapportés par l’APS.
Cette déclaration du chef de la diplomatie algérienne a été enregistrée devant le Business Council for International Understanding (Conseil d’affaires pour la compréhension internationale) où il a notamment plaidé en faveur d’un meilleur investissement américain.
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, a en effet appelé, lundi à New York, la communauté d’affaires des Etats-Unis à renforcer et à diversifier ses investissements en Algérie, pays offrant, a appuyé le ministre, les conditions d’un partenariat bénéfique et mutuellement avantageux pour les deux parties.
Selon ce que rapporte l’APS, sur la base des propos tenus par Mohammed Bedjaoui, l’Algérie offre, avec le retour de la paix, la sécurité et la stabilité, et la mise en place d’importantes réformes, d’intéressantes opportunités d’investissements aux partenaires étrangers, notamment américains.
Les craintes liées au climat d’insécurité nées de la période du terrorisme ne sont plus qu’ «un mauvais souvenir», rassure le ministre.
La stabilité macroéconomique, l’accélération des réformes structurelles, et d’autres conditions adéquates sont avancées par le ministre dans la perspective de l’investissement productif. Il l’a fait, selon l’APS, devant une nombreuse assistance parmi laquelle figuraient des responsables d’institutions et d’organismes étatiques, dirigeants d’entreprises, banquiers, gestionnaires de portefeuilles, membres d’institutions diplomatiques et de conseils en affaires et du commerce international.
Sur le tableau socio-économique dressé par le ministre, l’APS note un taux de croissance appréciable de 5,1%, des réserves de changes importantes, un taux de chômage en nette baisse, des investissements totalisant plus de 16 milliards de dollars, ces dernières années, dont 2,8 milliards de dollars apportés par des partenaires étrangers, la réduction de l’endettement extérieur, la baisse de l’inflation passée d’environ 30% au milieu des années 1990 à 3% en 2005, et un PIB se situant à 6%, en 2003-2004.
Les échanges bilatéraux entre Alger et Washington, a relevé le ministre, sont passés de 3,3 milliards de dollars en 2003 à plus de 12 milliards en 2005, ce qui place l’Algérie au second rang des partenaires américains en Afrique -après l’Afrique du Sud-, et dans le Monde arabe -après l’Arabie saoudite-. L’Algérie exporte, vers les Etats-Unis, notamment du GNL (Gaz naturel liquéfié) et des produits pétroliers.
Par Younes Hamidouche - La Tribune
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