Algérie : UGTA-Patronat, la soirée du doute
Algérie - Comme déjà annoncé, l’UGTA et le patronat privé se rencontrent dans la soirée d’aujourd’hui pour tenter de rapprocher les avis divergents, notamment pour ce qui est des niveaux d’augmentation des salaires et certaines dispositions contenues dans le document portant relations de travail.
Rien ne dit que les syndicalistes et les patrons privés vont signer ce soir ce qu’ils négocient depuis quelques jours. Un certain nombre de réserves a en effet été exprimé par les gestionnaires privés, notamment pour ce qui est du niveau d’augmentation des salaires proposé par l’UGTA et les codifications des relations de travail particulièrement dans leur volet «contrat de travail».
C’est donc le contrat de travail indéterminé que rejettent les patrons sous prétexte de faire valoir la flexibilité de l’emploi. Ils plaident pour cela en faveur du fameux contrat de travail à durée déterminée (CDD).
Un mode d’emploi qui n’agrée pas beaucoup les syndicalistes qui estiment que flexibilité de l’emploi voudrait plutôt signifier dans ce cas sa précarité. Les deux parties doivent en tout cas s’entendre sur un accord à ce sujet pour pouvoir conclure un document portant relations de travail contenant 138 articles.
Le taux de 20% proposé par l’UGTA a été jugé par ailleurs exorbitant par les privés. Les deux parties pensent trancher la question à hauteur de 15%, l’évidence à ce sujet n’étant pas encore acquise.
Malgré toutes les hésitations avec lesquelles les patrons ponctuent les négociations et les réserves qu’ils expriment à propos des revendications des travailleurs, à l’UGTA on préfère être optimiste et répondre d’emblée à cet effet «ça marche !», ou «on laisse venir» et même «c’est très bon».
Ce qui laisse souhaiter du côté de la centrale syndicale que la signature des documents négociés avec le patronat interviendra demain, «même tard dans la soirée». Ceci, bien sûr, «si les amendements apportés agréent nos interlocuteurs», nous dit-on.
Par G. O. - Quotidien d'Oran
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