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Actualité

 

ONU : Le Sud-Coréen Ban Ki-moon succèdera-t-il à Kofi Annan ?

 

Ban Ki-moon ONUONU - Dès le 1er janvier prochain, l’Organisation des nations unies (ONU) verra un nouveau secrétaire général prendre place à New York en remplacement de Kofi Annan dont le second mandat de cinq ans arrive à terme fin décembre 2006. Une décennie vient de s’achever et les cinq années à venir attendent l’intronisation au premier jour de 2007 d’un nouveau secrétaire général de l’ONU.

A ce titre, un nom revient comme favori en puissance pour être le 8ème SG de l’ONU :

Ban Ki-moon. Il est Sud-Coréen (62 ans), ministre des Affaires étrangères et du Commerce de son pays. Il a notamment joué un rôle important, lui qui est ancien membre des missions sud-coréennes à l’ONU et à Washington, dans le dossier lié au programme nucléaire militaire de la Corée du Nord voisine à son pays.

Un seul doute persiste encore sur les chances de Ban Ki-moon de succéder à Kofi Annan : le vote, toujours blanc, d’après-demain lundi, encore au sein du Conseil de sécurité mais avec différenciation des bulletins des membres permanents. Cela permettra enfin de savoir qui est la voix de «non encouragement» à la candidature du Sud-Coréen. Est-ce celle d’un pays disposant du droit de veto ou non ?

Jeudi dernier, et sur un total de 15 pays membres du Conseil de sécurité, Ban Ki-moon a obtenu 13 votes d’«encouragement» et un «sans opinion».

Lors des derniers votes, tous remportés par Ban Ki-moon, le scrutin s’effectuait à bulletins secrets et sans différenciation des bulletins. L’on ne sait donc si la voix de «non encouragement» a émané d’un des membres disposant du droit de veto (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie), unique frein à la victoire annoncée du diplomate en provenance de Séoul. Dans la course ouverte à la succession, le Sud-Coréen Ban Ki-moon semble être, en effet, le mieux placé pour remplacer le ghanéen Kofi Annan.

Au-delà du fait que le SG de l’ONU à venir devrait être asiatique, conformément à une règle internationale non écrite, le choix de ce diplomate sud-coréen obéirait surtout à la stature de ce dernier en comparaison aux autres candidats en lice qui sont tous, hormis la représentante lettone (Europe), de moindre expérience sur le plan strictement diplomatique.

Parmi ses concurrents directs figurent le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé de la Communication, l’Indien Shashi Tharoor ( second lors des votes blancs, avec 8 votes d’encouragement contre 3 de découragement et 4 sans opinion), la présidente de Lettonie, Vaira Vike-Freiberga (3ème position).

Viennent ensuite, et dans l’ordre du vote blanc en question, le Premier ministre adjoint du gouvernement thaïlandais déchu Surakiart Sathirathai, le diplomate sri-lankais Jayantha Dhanapala, le prince jordanien Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein et l’universitaire afghan Ashraf Ghani.

Si les précédents votes blancs au sein du Conseil de sécurité (tous remportés par le Sud-Coréen) venaient à se confirmer en Assemblée générale de l’ONU, Ban Ki-moon siègera dans le bureau du siège onusien situé sur l’East River à New York. Après l’Afrique, cap à l’est.

Ainsi, celui qui est appelé à devenir le premier responsable de la maintenance de la paix et la sécurité internationale, du développement de relations amicales entre les nations et de la réalisation de la coopération internationale sur tous les sujets où elle peut être utile, devrait être issu de Corée du Sud, un des plus sûrs alliés des Etats-Unis en Asie. Sa mission sera difficile, à commencer par la réforme de l’ONU elle-même. Ce dernier thème figure parmi les priorités annoncées de Ban Ki-moon qui s’exprimait mercredi dernier sur le sujet.

Difficile comme le sera l’élargissement du Conseil de sécurité. Difficulté que résume le cas du Venezuela qui vient accuser Washington, rapportent les agences de presse, de l’empêcher d’obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité.

Il y a lieu de rappeler, enfin, que le continent asiatique n’a jamais connu auparavant un SG de l’ONU hormis le Birman U Thant (1961-1971).

En tout état de cause et conformément à la Charte de l’ONU, c’est l’Assemblée générale, dont le débat annuel vient de s’achever, qui élira le secrétaire général.

Par Younes Hamidouche - La Tribune

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