La métrologie légale en Algérie accuse un retard important
Algérie - Une rétrospective de vingt ans d’exercice de la métrologie légale en Algérie a révélé l’immense retard accumulé dans le développement et la pratique de cette science, nécessaire à la stabilité économique, a constaté hier à Alger le nouveau directeur de l’Office national de la métrologie légale, M. Sid Ali Ben EL Khaznadji.
Lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion du 20ème anniversaire de la création de cette institution placée sous la tutelle du ministère de l’Industrie, le directeur a soutenu que la «redynamisation» de l’Office ne peut se réaliser sans un apport important de moyens.
Selon lui, l’ONML, qui intervient dans diverses opérations de contrôle des instruments de pesée et de mesure (balances, compteurs, taximètres, poids et masses, jaugeage de réservoirs...) dans toute l’Algérie, ne dispose que d’une «centaine d’agents techniques opérant dans 36 wilayas seulement».
A cela s’ajoute, a poursuivi ce responsable, le manque de moyens de contrôle et de vérification notamment pour les étalons dont les coûts sont exorbitants. Un étalon est défini comme étant le modèle type légal des poids et des mesures.
A ce sujet, M. Ben EL Khaznadji a annoncé que le ministère de l’Industrie a élaboré un plan de financement destiné à l’acquisition des étalons.
Outre cet apport financier, l’office va récupérer, d’après lui, les taxes parafiscales perçues au titre des interventions de contrôle des instruments de mesure, versées actuellement au Trésor public.
En 2005, l’office a perçu plus de 53 millions de dinars de taxes parafiscales, a-t-il indiqué.
Le gouvernement a consacré, de son côté, 200 millions de dinars dans le cadre du Programme de développement du Sud et 590 millions de dinars dans celui des Hauts Plateaux pour la réalisation des antennes régionales de l’ONML.
Par APS - La Tribune
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