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Actualité

 

Malgré l’évacuation du Liban-Sud

 

LibanLiban - L’Etat hébreu ne réfrène pas ses velléités d’agression. Malgré une résolution onusienne qui devrait être contraignante le retrait militaire israélien du Liban, pourtant une nécessité absolue pour au moins une paix relative, se fait de façon laborieuse.

Alors que l’armée israélienne semble avoir achevé, hier l’évacuation de ses troupes qui étaient encore déployées dans le sud du Liban après l’agression qui a fait plus d’un millier de morts et des destructions irréversibles, l’atmosphère est à l’expectative.

L’Etat hébreu ne cache plus ses velléités d’agresser à nouveau son voisin du Nord. Le retrait a concerné tout au plus quelques centaines de soldats qui occupaient le Liban-Sud sur les 30 000 qui avaient été engagés dans l’agression contre le pays du Cèdre. Mais des soldats israéliens et en contradiction avec les règles internationales se trouvaient encore, hier dans le village libanais de Rajar, à cheval sur la frontière entre le Liban et Israël.

Apparemment, les Israéliens, jouissant d’un statut spécial dans le concert des nations, comptent prendre tout leur temps pour appliquer les résolutions onusiennes et tirer le maximum de dividendes d’une guerre qu’ils viennent pourtant de perdre, du moins sur le plan psychologique.

Un porte-parole militaire a indiqué que l’armée israélienne «continuera d’opérer dans le secteur du village de Rajar tant que les forces de défense d’Israël, la Finul et l’armée libanaise ne seront pas parvenues à un accord sur la sécurité dans ce secteur».

Le ministre israélien de la Défense Amir Peretz a de son côté averti avant le retrait qu’Israël réagirait avec «la plus grande fermeté» en cas de «provocation du Hezbollah». Par ailleurs, l’Etat hébreu a l’intention de continuer à survoler le Liban et transgresser son espace aérien sous le prétexte que les deux soldats israéliens fait prisonniers par le Hezbollah n’auront pas été libérés et comble de tout que la frontière entre le Liban et la Syrie ne serait pas fermée.

Ainsi le retrait israélien a été retardé du fait du désaccord entre l’Etat hébreu et la Finul. Israël qui a subi un camouflet historique dans cette guerre exigeait que les Casques bleus désarment la résistance libanaise du Hezbollah qui se trouverait au voisinage de la frontière. Conformément à une interprétation israélienne plutôt bancale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies.

La résolution en question qui pour beaucoup d’observateurs est venue à la rescousse d’Israël qui s’enlisait dans un conflit aux conséquences périlleuses notamment sur le plan interne, a porté sur l’instauration d’un cessez-le-feu en vigueur depuis le 14 août.

Il semble que ce que n’ont pas pu arracher les Israéliens (l’anéantissement du Hezbollah, affaiblissement du Liban) par la destruction et la mort, Tel-aviv veut l’avoir par les pressions internationales. Mais lors de sa sortie publique du 22 septembre, le leader de la résistance libanaise était sans équivoque : «Aucune force au monde ne peut nous désarmer afin de nous empêcher de défendre notre dignité et notre terre.»

Par Moumene Belghoul - La Tribune

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