Algérie : 455 milliards de dinars de crédit entre janvier et juin 2006
Algérie - Durant le premier semestre de l’année en cours, la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR) a dégagé une enveloppe de 455 milliards de dinars contre 523 milliards de dinars en 2005 en termes de crédits aux investisseurs.
85% de ces crédits ont été orientés vers les activités liées à l’agriculture, la pêche et l’industrie agroalimentaire.
Le secteur agricole a bénéficié de 15% de ces crédits, soit un montant de 115 milliards de dinars. C’est ce qu’a avancé hier le P-DG de la BADR, M. Boualem Djebar, qui était l’invité de l’émission hebdomadaire de la chaîne II de la radio nationale «Le rendez-vous économique».
«Le secteur agricole est un axe stratégique de notre développement»,a déclaré à ce sujet M. Djebbar, en rappelant que la banque a contribué au financement des projets lancés dans le cadre de différents programmes du ministère de l’Agriculture, notamment pour le développement de la steppe.
L’invité de la chaîne II a par ailleurs rappelé que depuis la réorientation de la stratégie de la BADR vers le secteur agricole en 2005, les anciens clients ont été autorisés à le rester, alors qu’en parallèle un plan de communication et de marketing a été lancé au profit des nouveaux clients.
La BADR compte également profiter selon son premier responsable des nouveaux dispositifs d’incitation à l’invitation comme c’est le cas des micro- crédits pour les orienter vers le développement rural suivant la stratégie du gouvernement en la matière.
Jusque-là, il y a lieu de souligner que la BADR a participé au financement des projets lancés par le biais de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) à hauteur de 40%.
«Nous cherchons à créer une synergie entre la volonté des pouvoirs publics, la stratégie de la banque et les dispositifs d’investissement existant», a tenu à préciser le P-DG de la BADR. Concernant la réforme bancaire, les projets initiés dans ce cadre suivent leur cours, notamment pour la carte bancaire dont le lancement remonte à janvier 2003.
«On sera au rendez-vous comme toutes les banques», a rassuré M. Djebar.
Au sujet des détournements, la stratégie en la matière vise à renforcer le contrôle des opérations mais aussi le contrôle des procédures internes.
M.Djebar a incombé les détournements ayant touché l’institution qu’il représente aux défaillances en matière de contrôle. Pour rappel, les détournements qu’ont connus la BADR et la BNA ont causé un préjudice de plus de 35 milliards de dinars.
Par Samira Imadalou - La Tribune
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