La solidarité pèse de toute son aide en Algérie
Algérie - Il n’y a pas meilleure et plus opportune occasion que le Ramadhan pour faire preuve de solidarité. Envers les démunis, les nécessiteux, les petites gens dans le besoin. D’un repas, d’une subsistance, d’argent…
Et c’est l’officiel qui prime même si les profits sont multiples, entre mauvaise distribution du couffin du Ramadhan, détournements de dons, inégalité des montants octroyés par les APC, de celles qui sont riches à celles dont le budget demeure trop maigre pour donner plus… de Rouiba à Oued Koreïch en passant par Bachdjarah, la soupe a pourtant la même saveur, celle qui calme les boyaux et rassérène les esprits.
Sur le terrain de la solidarité, il y a la foule. Pudique, serrée dans sa misère, rasant les murailles de ces restos du cœur devenus de Ramadhan en Ramadhan, de jour en jour, trop exigus pour contenir tous ces «mendiants» effacés, la honte dans le regard, la gorge nouée par la faim, dans l’attente d’une subsistance, happée à grosses lampées, pour ne pas se laisser voir, la tête rentrée dans les épaules, pressés de se cacher jusqu’au lendemain.
Au moins durant ce mois de jeûne. Parce que, par la suite, il faudra improviser pour nourrir les bouches qui espèrent un don du ciel tous les jours que Dieu fait.
Oran, Constantine, Tlemcen, Sétif, Alger, Bouira, Béjaïa, Tizi Ouzou, la solidarité est servie au grand jour. Par le biais du circuit officiel, les communes, par l’intermédiaire du mouvement associatif, les restaurants de la rahma, la soupe populaire et, bien entendu, encore et toujours, cet apport salvateur fait de dons de citoyens, entre gens du quartier, le voisinage… une solidarité à toute épreuve, qui a la peau dure et la tradition inébranlable.
Tout un rituel l’accompagne et se fait écho pour prendre le moins loti en charge ; de belles initiatives encouragées par la sobriété du geste et la gratitude de la réception.
Des milliers de personnes transitent par ces canaux de l’entraide résistant à toutes les tentatives de spéculation qui gagnent malheureusement ces circuits où le contrôle fait défaut. Le ministère de la Solidarité, de par ses engagements, donnerait l’exemple dans ce genre d’intervention surtout lorsqu’il finance.
Et dans ce sens, son apport serait d’un grand secours pour les APC pauvres qui ne peuvent mettre que 1 000 dinars dans le panier de la famille nécessiteuse. Alors que, dans d’autres communes, il est de 5 000 dinars le couffin. Pour que la solidarité soit au meilleur de sa donation. Tour de table
Par Saliha Aouès - La Tribune
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