Grève dans les lycées en Algérie le 10 octobre prochain
Algérie - Les enseignants du secondaire de la wilaya d’Alger sont à nouveau en colère. Treize de leurs collègues du lycée Saïd Hamdine viennent d’être «mutés sur décision de l’inspectrice de l’académie d’Alger-ouest pour fait de grève», dénonce un communiqué commun du ClA (Conseil des lycées d’Alger) et du CNAPEST (Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique) parvenu hier à notre rédaction.
Les travailleurs sanctionnés sont 7 enseignants, 3 adjoints d’éducation, 2 secrétaires et une chargée de l’orientation, indiquent les deux organisations autonomes, qualifiant de «brutale» la décision de l’inspectrice de l’académie. Elles pensent que «derrière ces affectations d’office, se cachent de véritables déportations administratives. Le lycée Saïd Hamdine est pris comme exemple pour casser toute contestation dans les lycées et avaliser les mutations arbitraires».
Elles accusent également le ministère de l’Education nationale d’avoir cautionné la décision «pour faire payer aux enseignants du secondaire leur engagement syndical, en risquant d’envenimer le climat dans les lycées et en accentuant le mécontentement des enseignants».
Les deux organisations interpellent l’inspectrice de l’Académie d’Alger-ouest pour surseoir à cette décision «qui est contraire aux textes de l’Unesco relatifs au contrat pédagogique, ainsi qu’aux conventions internationales relatives à l’activité syndicale et au droit de grève ratifiées par notre pays».
Le CLA et le CNAPEST appellent à une journée de protestation dans tous les lycées d’Alger, le 10 octobre prochain, «pour ne pas laisser seuls nos collègues du lycée Saïd Hamdine et ne pas se taire devant l’arbitraire et le non-respect de la légalité».
Les initiateurs du mouvement réitèrent leur engagement pour la défense des libertés syndicales et appellent à une véritable mobilisation le jour de la protestation. Le CLA et le CNAPEST rappellent que «la solidarité est notre seul rempart contre l’arbitraire».
Par Karima Mokrani - La Tribune
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