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Actualité

 

L’Algérie s’endette de nouveau auprès de l’Espagne

 

Laksaci, gouverneur de la banque d'AlgérieAlgérie - Le gouverneur de la Banque d’Algérie était l’hôte jeudi dernier de la commission des finances de l’APN pour la dernière journée des auditions, dans le cadre de l’examen de la loi de finances. Il a passé en revue la situation du pays et répondu à certaines questions des députés de ladite commission.

M. Ziari qui acompagne les auditionnés de par sa fonction de ministre chargé des relations avec le Parlement, a interpellé M. Laksaci quant à la décision des autorités algériennes de ne plus recourir à l’endettement extérieur.

Le gouverneur de la Banque d’Algérie s’est voulu rassurant et affirmé que notre pays ne ferait plus appel à l’extérieur pour le financement de ses projets ou autres. Vingt-quatre heures plus tard, l’hôte de la commission des finances est démenti par la décision du Conseil des ministres espagnol qui a approuvé l’octroi à l’Algérie d’un prêt de 60 millions d’euros pour l’achat de 14 trains pour le métro d’Alger.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, présidé par Zapatero, «les conditions financières du crédit sont une période d’amortissement totale de 14 ans, incluant un délai de grâce de 7 ans, avec un taux d’intérêt annuel de 0,9% à échéance semestrielle.» Faut-il rappeler que le président de la République s’était engagé à ce que l’Algérie ne s’endette plus et ne recourre plus aux crédits, «qu’ils soient à long, moyen ou court terme».

C’était l’année dernière à l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire dont il présidera la cérémonie à partir de Sidi Bel Abbès. Avec des réserves de change de l’ordre de 68,4 milliards de dollars, un fonds de régulation des recettes preque aussi volumineux, on se demande ce qui justifie le recours à cet endettement.

Cela au moment où notre pays s’est engagé dans un processus de désendettement total pour sortir de cette spirale infernale dont les frais ont été lourdement supportés par le commun des citoyens avec l’augmentation de la paupérisation, le chômage et la fermeture des unsines, avec le licenciement massif de centaines de milliers de travailleurs.En effet, la dette extérieure actuelle de l’Algérie s’élève à 7,3 milliards de dollars dont une bonne partie est en voie d’être liquidée. Mais avec les 60 millions d’euros supplémentaires.

Il est certain que les députés ne manqueront pas de soulever cette question lors des débats en plénière sur la loi de finances qui débuteront samedi soir. Le ministre délégués chargé des collectivités locales a été également l’hôte de la commission.

Il a donné un aperçu sur son secteur et indiqué le code communal et de wilaya étaient fin prêt. Un code qui prévoit l’intercommunalité et la démocratie participative. Pour sa part, Tayeb Louh n’a pas répondu aux doléances des retraités, les accusant même de privilégier les affrontements au lieu que la FNTR ne se réunisse avec le conseil d’administration.

Rappelons que les séances plénières de l’APN reprendront ce jeudi avec les questions orales. Belaïz, Ould Abbès, Louh, Hmimed et Benbouzid devront répondre aux préoccupations des députés.

Par Faouzia Ababsa - La Tribune

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