Accueil
Actualité
Forum
Petites Annonces
Annuaire
Trouver un Vol
Musique

Algerie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Culture Algérienne
 
 
 
 
Tourisme Algérie
  Se Rendre en Algérie
  Villes Algériennes
  Les Plages
  Les Hôtels
  Les Transports
 
Services
 
 
 
 
  Sonneries et Logos
Site Algérie-Monde
 
 
   
 
   
 

 

   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
     
Actualité

 

Corée du Nord, des condamnations en attendant les sanctions

 

Kim Jong-ilCorée du Nord - La communauté internationale a unanimement condamné, lundi, l’essai d’une bombe atomique annoncé par la Corée du Nord et redoute une déstabilisation planétaire et un accroissement de la prolifération nucléaire. Les regards sont désormais braqués vers le Conseil de sécurité de l’ONU.

Hier, le monde tentait d’apporter une réponse commune à l’essai nucléaire effectué par la Corée du Nord, et préparait des sanctions internationales censées ramener le régime de Pyongyang à la table des négociations.

La Chine, qui n’avait pas «ménagé» son voisin et allié, la veille, a laissé la porte ouverte à d’éventuelles sanctions contre son protégé. Pékin précise, néanmoins, que toute action doit conduire à obtenir une péninsule coréenne dénucléarisée grâce à la diplomatie et au dialogue. L’essai nucléaire aura un «impact négatif sur les relations entre Pékin et Pyongyang» a toutefois assuré le porte-parole des Affaires étrangères chinois, Liu Jianchao.

Selon un diplomate sud-coréen, la Chine envisagerait de reprendre la main en dépêchant, en Corée du Nord, un émissaire spécial doté de pouvoirs accrus pour convaincre Pyongyang de ne pas attiser les tensions régionales.

Après avoir condamné lundi l’essai nord-coréen, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et le Japon tentaient, hier, de s’entendre sur les termes d’une résolution prévoyant des sanctions pour «punir» la Corée du Nord. Mais, avant même l’adoption de mesures de rétorsion, un responsable nord-coréen a averti que le régime communiste pourrait tirer un missile à tête nucléaire si les Etats-Unis refusaient de faire des concessions.

La communauté internationale a réprouvé d’une même voix cet essai, dont la réalité reste à établir scientifiquement. Le gouvernement sud-coréen l’a estimé hier, «authentique» mais a précisé qu’il ne reconnaissait pas encore le Nord comme une nouvelle puissance nucléaire mondiale. De nombreux pays ont observé des signes de séisme artificiel en provenance du nord-est de la Corée du Nord, où serait situé le site de l’essai, mais sans pouvoir confirmer qu’il s’agissait d’un essai nucléaire. La Maison Blanche a estimé que deux jours pourraient être nécessaires afin de confirmer de façon formelle l’authenticité de l’essai.

Le gouvernement japonais, qui milite ardemment pour que des sanctions soient imposées au régime de Pyongyang, a appelé de nouveau à une résolution «invoquant le chapitre VII de la Charte de l’ONU». Ce chapitre prévoit notamment le recours à la force. Le Japon, qui préside le Conseil de sécurité ce mois-ci, «cherche à obtenir une réponse rapide», a répété le Premier ministre Shinzo Abe.

Il a, en revanche, promis que son pays ne se doterait pas de la bombe atomique. Le Parlement nippon a approuvé à l’unanimité une résolution «exhortant fermement» la Corée du Nord à «renoncer immédiatement» à son programme nucléaire. La Corée du Sud a, quant à elle, placé en état d’alerte ses 650.000 soldats et le Président sud-coréen Roh Moo-hyun multipliait les consultations politiques afin de préparer la réponse «ferme» qu’il a promise à la Corée du Nord.

Le projet de résolution à l’ONU «condamne l’essai nucléaire», «exige le retour immédiat et sans conditions préalables de la Corée du Nord aux pourparlers à Six» et son «retour au sein du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et aux garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)». Les pourparlers à Six (Chine, les deux Corée, Etats-Unis, Japon, Russie), qui visent à faire abandonner son programme nucléaire militaire à la Corée du Nord, sont boycottés par les Nord-Coréens depuis novembre 2005 pour protester contre des sanctions bancaires américaines.

Le projet de résolution exige également «l’abandon par Pyongyang de son programme d’armement nucléaire et de ses programmes nucléaires». En termes de sanctions, ce document prévoit un embargo sur «les armes et matériels connexes», «les matériels liés à la technologie nucléaire ou à celle des missiles», ainsi que sur «les marchandises de luxe». Le texte prône également «le gel des avoirs ou ressources financiers à l’étranger liés à ces activités».

Le projet de résolution comporte, en annexe, des propositions déposées par le Japon et qui sont plus fermes. Tokyo propose d’interdire totalement aux navires nord-coréens l’accès aux ports des autres pays et aux avions nord-coréens l’accès à leurs aéroports. Enfin, après avoir reculé lundi à l’annonce de l’essai, les principaux marchés asiatiques se reprenaient, hier.

Par Djamel B. et agences - Quotidien d'Oran

Algerie-Monde.com © 2005 - 2006 Tous Droits Réservés