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Actualité

 

Les investissements en Algérie

 

Les investissements en AlgérieAlgérie - Que n’a-t-on pas dit et écrit à propos de l’investissement en Algérie ? Celui-ci, qu’il soit local ou étranger, est bénéfique pour l’Algérie, car il est générateur d’emplois et par ricochet facteur de stabilité et de paix sociale.

Simplement, notre pays n’arrive toujours pas à attirer des investisseurs, aussi bien locaux qu’étrangers, contrairement à nos voisins marocains et tunisiens qui accordent des facilités déconcertantes à ceux qui mettent leur argent dans des projets dont bénéficient leurs citoyens. Nos deux voisins leur déroulent le tapis rouge et les mettent dans des conditions idéales et en même temps persuasives.

Ici, depuis l’ouverture de l’Algérie à l’économie de marché, très peu d’investisseurs, notamment étrangers, s’aventurent à y venir injecter de l’argent. Les raisons en sont simples. Au lieu de leur faciliter la tâche, voire leur faire la courbette, car il y va de l’intérêt suprême du pays, trop d’entraves et d’embûches les en dissuadent au moment même où l’idée de s’installer en Algérie leur vient à l’esprit.

Certes, il y a eu la décennie noire où le risque Algérie était très élevé et, par conséquent, il était illusoire de lorgner du côté des investisseurs étrangers, même si un nombre très restreint d’entre eux avait quand même pris le risque de venir s’installer dans notre pays pris dans la spirale du terrorisme. Idem pour les locaux qui préféraient temporiser pour voir venir les choses et par la suite prendre les décisions qui s’imposaient.

Un délai de grâce était accordé aux décideurs de ce pays, beaucoup plus préoccupés en ce temps par le retour à la paix, condition sine qua non à la relance économique.

Mais aujourd’hui qu’a-t-on fait pour attirer les détenteurs de capitaux ? La réponse est évidente si l’on se réfère au nombre d’investisseurs étrangers en Algérie qui s’élève à 1.100. Un chiffre qui parle de lui-même dans un pays aux potentialités extraordinaires mais paradoxalement qui n’arrive pas à s’ouvrir sur le monde et à lever les entraves qui gênent énormément la relance économique, cheval de bataille du président de la République.

L’introduction de réformes est plus qu’impérative, surtout que le risque Algérie a nettement baissé, comme l’ont souvent souligné les potentiels investisseurs. L’instauration de mécanismes, autres que ceux qui existent actuellement, est aussi souhaitée, notamment dans la fiscalité, le crédit et l’accès au foncier industriel.

Des critères indispensables pour stimuler l’investissement dans notre pays qui est actuellement en état de panne, pour paraphraser M. Omar Ramdane, président du Forum des chefs d’entreprises.

Les intentions affichées ces derniers temps par les pouvoirs publics pour séduire et attirer les investisseurs potentiels qui seraient intéressés à faire fructifier leurs capitaux en Algérie, ne suffisent pas à elles seules dans la mesure où le terrain est parsemé d’obstacles et d’embûches. Les réformes en la matière doivent être accompagnées de mesures coercitives pour se dresser contre ceux qui empêchent le pays d’aller de l’avant.

Par Zoubir Khélaifa - Quotidien d'Oran

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