Algérie : Les retraités accusent
Algérie - Durant une heure, soit de dix à onze heures du matin, les retraités de la wilaya d’Alger ont investi la grande cour de la Maison du peuple Abdelhak Benhamouda.
Répondant à l’appel lancé il y a de cela quelques jours par la Fédération nationale des travailleurs retraités, les adhérents de la FNTR ont observé durant la matinée d’hier un sit-in de protestation, «pour revendiquer nos droits tels que dictés par la dernière décision du président de la République ». Des actions similaires ont été menées au niveau des autres wilayas du pays où les retraités se sont rassemblés devant les sièges des caisses nationales des retraites.
Les manifestants parmi eux beaucoup de femmes voulaient à travers cette action faire valoir leurs droits, exigeant « à ce que justice soit faite et que leurs revendications soient prises en charge par les pouvoirs publics conformément aux décisions prises par le premier magistrat du pays lors de son discours prononcé devant les cadres de la nation en juin dernier ».
Selon les syndicalistes de la Fédération nationale des travailleurs retraités, « ils sont au moins 300.000 retraités à être exclus du relèvement des pensions à un minimum de 10.000 dinars par mois décidé et annoncé fin juin dernier par le président de la République ».
En effet, le président Abdelaziz Bouteflika avait annoncé des augmentations de salaire et l’alignement sur un seuil minimum de 10.000 dinars de toutes les pensions de retraite et d’invalidité n’atteignant pas ce seuil et estimées à 900.000.
Hier mercredi, les retraités ont pointé du doigt le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, l’accusant de ne pas avoir respecté la décision du chef de l’Etat, « en excluant du bénéfice de l’augmentation les retraites proportionnelles, alors que le chef de l’Etat avait affirmé que tous les retraités étaient concernées ».
De son côté, le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) a souligné que « la réglementation ne souffre d’aucune ambiguïté et la loi de finances n’a pas lieu d’être interprétée ». Et de s’interroger sur le pourquoi de la non application de l’article 29 de la loi de finances 2006.
L’article en question relatif aux dispositions diverses applicables aux opérations financières de l’Etat stipule « qu’il est créé une indemnité complémentaire mensuelle (ICPRI) au profit des titulaires de pensions de retraite et des titulaires de pensions d’invalidité de 2ème et 3ème catégorie telles que définies par l’article 36 de la loi n°83-11 relative aux assurances sociales.
Cette pension est attribuée aux pensions du régime des salariés dont le montant est inférieur à dix mille dinars (10.000) ». Pour M. Azzi, « les retraités sont à la fois déterminés et confiants quant à l’aboutissement de leurs revendications légales et légitimes ».
Par Fayçal L. - Quotidien d'Oran
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