La route continue de faire des victimes en Algérie
Algérie - Nos routes deviennent un grand danger. Automobilistes ou piétons, les risques encourus par les unset les autres sont les mêmes. Une simple sortie en voiture ou à pied peut se transformer en drame familial. La peur est justifiée, tant qu’il y a «ces fous au volant» de plus en plus nombreux à imposer leur loi.
L’entrée en vigueur, le 1er mars dernier, d’un nouveau code de la route qui, en plus, serait allégé prochainement, ne semble pas dissuader les chauffards.
75 personnes ont été tuées et 868 autres blessées dans 523 accidents de la route survenus en une semaine. Une seule. Entre le 4 et le 10 octobre derniers, indique le commandement de la Gendarmerie nationale.
Des chiffres qui révèlent une évolution croissante du phénomène, en comparaison avec la semaine écoulée et celles d’avant. Ainsi, par rapport à la semaine précédente, la même source signale une hausse du nombre de décès (16), de blessés (164) et d’accidents (67). La wilaya d’Alger arrive en tête avec 38 accidents, suivie des wilayas de Sétif (31), Bouira (25), Blida (24) et Batna avec 21 accidents. La moyenne nationale est de 4 000 morts par an, 118 accidents, 12 morts et 175 blessés par jour, soit 10 accidents, 1 mort et 14 blessés toutes les deux heures. C’est l’hécatombe.
Un vrai massacre routier que rien ne semble arrêter, ni les contraventions ni les retraits de permis et encore moins les campagnes de sensibilisation lancées, à différentes occasions, dans plusieurs régions du pays, notamment les plus touchées par le phénomène.
Les causes principales de ces accidents demeurent l’excès de vitesse, la perte de contrôle des véhicules, les dépassements dangereux et l’imprudence des piétons. Pour rappel, dans le nouveau code de la route, il est fait interdiction de l’utilisation du téléphone portable, de mettre un enfant de moins de dix ans à l’avant du véhicule et il est fait obligation de porter la ceinture de sécurité. Il est également question d’une majoration des amendes en cas de conduite en état d’ivresse et la sanction des conducteurs de voiture non conforme aux normes en vigueur.
L’Algérie est classée au quatrième rang mondial des accidents de la route, derrière les Etats-Unis, l’Italie et la France, et occupe la première place dans le Maghreb et le Monde arabe.
Ces accidents sont à l’origine de centaines, voire de milliers de handicapés à vie (paraplégiques et tétraplégiques) dont les traitements (de longue durée) reviennent trop cher à l’Etat.
Les pouvoirs publics tirent la sonnette d’alarme. Il reste que les campagnes de sensibilisation ne sont pas inutiles. L’heure est à l’intensification de ces campagnes et à l’application véritable des textes de loi pour réduire un tant soit peu l’ampleur de ce phénomène. La liste des victimes est déjà très longue. Pourquoi en ajouter d’autres ?
Par Karima Mokrani - La Tribune
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