3.000 villages à moderniser en Algérie
Algérie - Le ministre délégué chargé du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, a réuni hier au siège du ministère des Finances, les directeurs de wilaya de la Planification et de l’Aménagement du territoire (DPAT) pour leur présenter les détails du système d’aide au développement rural (SADR) conçu dans le cadre du programme national de développement des espaces ruraux. La rencontre se veut un cadre de coordination interministérielle qui regroupe le ministère des Finances et celui du Développement rural.
Benaïssa a déclaré, à l’ouverture de la réunion, que le programme en question poursuit l’objectif stratégique de l’amélioration des conditions de vie des populations rurales, en ciblant prioritairement les catégories les plus vulnérables, vivant dans la précarité. Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, initialement annoncé, a été représenté par son secrétaire général, M. Miloud Boutaba, à cette rencontre à laquelle ont pris part les DPAT des 48 wilayas, ainsi que les membres de la Commission nationale du développement rural.
Il semble que le principal souci des organisateurs de la réunion de coordination est de se prémunir contre les conséquences de dysfonctionnement dans la mise en oeuvre du programme du développement rural qui a besoin de l’harmonisation des approches, souligne-t-on. Notamment en matière de financement des projets.
Le système d’aide au développement rural fait état de la modernisation de 3.000 villages et k’sour où les projets à ériger doivent être en harmonie avec les besoins de la population concernée. Le ministre a indiqué qu’il s’agit là d’une orientation précise du président de la République.
La deuxième action répond au besoin de mettre en harmonie les différents dispositifs au niveau des wilayas alors que la troisième action va se développer sur la préservation des ressources naturelles, l’émergence des spécificités de chaque région et la protection du patrimoine.
Selon Benaïssa, «une politique de développement rural se construit sur le long terme avec une approche intégrée pour une évolution qualitative des conditions de vie des citoyens». Récusant l’idée d’une politique sectorielle en l’espèce, il préfère celle de caractère national qui prendrait en charge l’émergence des spécificités de chaque région. Car, «il n’y a pas de territoires sans avenir, il n’y a que des territoires sans projets».
Lors du débat qui a suivi la présentation de l’exposé, les intervenants que sont les responsables locaux confrontés à la réalité du terrain, ont mis en relief la mauvaise circulation de l’information entre l’administration et les administrés qui ne sont pas au fait des projets de l’Etat en faveur des ruraux dans tel ou tel secteur. Le chevauchement des prérogatives entre les institutions en charge de ce genre de projets semble aussi constituer un facteur de contrariété.
Le lancement du programme de développement rural est inspiré de la situation de la population algérienne dont 13 millions vivent dans les espaces ruraux, soit 42% de la population totale. Sur les 32 millions d’Algériens, 21 millions vivent dans le Nord, 8 millions dans les Hauts Plateaux, 3 millions dans le Sud. Selon un intervenant qui reprend les statistiques de l’ONS, 955 communes sur les 1.541 que compte le pays, sont rurales.
Par Omar S. - Quotidien d'Oran
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