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Actualité

 

Génocide routier en Algérie

 

Génocide routier en AlgérieAlgérie - En 10 jours, près de 100 morts et 1 000 blessés sur les routes. Toutes les campagnes de sensibilisation, toutes les opérations de prévention, à la limite de la répression, au vu de la catastrophe routière qui s’abat sur les routes, tous les jours que Dieu fait.

Et toujours ces tueries sur les routes. Les accidents de la route n’ont jamais endeuillé les familles autant que ce mois de ramadhan. Malgré toutes les lois et les sanctions à l’encontre des récalcitrants qui ne sont pas arrivées à l’éradication tout au-moins à la réduction de ce fléau. Qui ronge la société, qui mine les usagers de la route. Qui handicape, qui tue.

Des centaines de morts en quelques mois et en cette période de jeûne, l’hécatombe a redoublé de férocité pour faire près d’une centaine de morts rien qu’en une semaine, ces derniers jours.

Pourtant, les services d’ordre, les brigades motorisées, les barrages de police et de gendarmerie conjuguent leurs efforts pour veiller à la bonne application du code de la route, non sans se faire aider par les radars et les caméras placés un peu partout sur les tronçons et les axes routiers les plus importants.

Ceux précisément qui se trouvent être le conducteur principal du trafic routier, que cela soit sur les autoroutes Est et Ouest, ou dans les grands centres urbains et même les petites agglomérations devenues, elles aussi, le théâtre d’accidents graves. Qui emportent tous les jours des vies humaines. Qui allongent la liste des victimes et emplissent les urgences.

D’où l’urgence de sévir mais avec quelles autres mesures que les fortes amendes à payer, les faits accomplis filmés par les caméras, les retraits de permis, les mises à la fourrière des véhicules… même s’il reste à contrôler plus sévèrement les auto-écoles qui ont par un temps tout récent fait dans la complaisance en délivrant le permis de conduire à tout venant.

Car, là également, il y entorse à la loi et les candidats eux-mêmes reconnaissent parfois ne pas mériter ce passeport pour la route. Et avouent même avoir allongé un pécule contre ce document.

Mais en ce mois de ramadhan, de par les interventions des services de police et gendarmerie, il y a lieu de s’arrêter sur ces manquements flagrants au code de la route qui font faire des excès de vitesse surtout au moment de la rupture du jeûne.

Les automobilistes font des dépassements dangereux et oublient, souvent à leur détriment aussi, qu’ils ne sont pas seuls sur la route. Des risques sont ainsi pris sur des chaussées étroites, au détour de virages mal négociés, de routes en fer à cheval, sur les lignes connues pour réfréner toute impulsion de dépasser le conducteur précédent… en vain.

De plus, il est enregistré une absence totale de réflexes d’où une baisse sensible de la vigilance et de l’attention. Le manque de sommeil est le facteur le plus en cause dans cette recrudescence de la violence routière.

En plus de la fatigue et de la diminution des facultés visuelles qui engendrent des risques jamais mesurés à leur juste valeur. Il est aussi un autre élément important qui entre en ligne de compte dans cet état de fait. Celui de la pièce de rechange qui fait dans la camelote et qui est de plus en plus dénoncée.

Pour ce qu’elle comporte comme danger à la sécurité de l’automobiliste. Les importateurs sont mis à l’index en achetant du taïwan, des pièces à tuer. Les revendeurs s’en défendent en mettant un doigt accusateur dans la direction du client qui est, lui, demandeur. Parce que la pièce détachée à ce marché est plus abordable. Ajoutez à cela un contrôle technique défaillant mis en cause dans cette violence routière, d’autant que souvent ces véhicules ne sont même pas en état de circuler…

En somme, toute une multitude de facteurs humains notamment qui ne font que maintenir l’Algérie dans une mauvaise posture mondiale, à se détrôner elle-même de la quatrième place dans laquelle elle s’est toujours confortée.

Par Saliha Aouès - La Tribune

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