La bonne gouvernance contre la pauvreté en Algérie
Algérie - Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale a marqué hier la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté par l’organisation d’une journée pour la présentation des résultats concernant l’affinement de la carte de la pauvreté.
Issue des recommandations de la première conférence nationale sur la lutte contre la pauvreté et l’exclusion qui a eu lieu en octobre 2000 à Alger, cette étude a porté sur les régions les plus défavorisées, déjà identifiées par une première étude réalisée la même année (en 2000) par l’Agence nationale d’aménagement du territoire (ANAT) avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Celle-ci a identifié 177 communes réparties dans 16 wilayas, abritant une population de 1 569 637 personnes qui vivent dans une précarité avancée.
Il ressort que les zones des Hauts Plateaux subissent le phénomène de pauvreté avec plus d’acuité avec 17,6% de leurs communes, soit 46 communes.
Dans son intervention, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Djamel Ould Abbès, a relevé un «recul du taux de pauvreté à 5,7% en 2006 alors qu’il était de 22% en 1999», un taux de chômage ramené à 14% et la création de 2 600 000 emplois en 5 ans, tout en rappelant que 80 milliards de dollars sont consacrés au plan de relance économique 2006-2009.
Le ministre délégué chargé du Développement rural, Rachid Benaïssa, a pour sa part évoqué la politique de renouveau rural adoptée par son département, indiquant que «les actions qui seront entreprises doivent toucher tous les territoires sans exclusion aucune, et pas seulement les régions touchées par le terrorisme ou la pauvreté.
Partant de l’idée qu’il n’y a pas de territoires sans avenir mais qu’il y a des territoires sans projets, nous nous sommes attelés à rechercher les atouts de ces territoires». Tout en indiquant que des projets de proximité et de développement rural ont été lancés, il a reconnu cependant que beaucoup reste à faire.
Le représentant de l’Alliance mondiale des villes contre la pauvreté a rappelé que c’est en 1992 que l’Assemblée générale de l’ONU a décrété le 17 octobre Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté et qu’en 2000, celle-ci s’est fixé pour objectif de réduire l’extrême pauvreté de 50% dans un délai allant jusqu’à 2015. Il a fait remarquer que 6 ans après, l’Afrique a régressé alors que l’Asie connaît une amélioration.
L’intervenant a relevé la responsabilité des pays industrialisés, qui «doivent apporter leur aide aux pays en voie de développement. Ils doivent réduire, voire annuler leur dette». Leur responsabilité est aussi, selon ses propos, d’œuvrer à rétablir la paix dans les régions en conflit.
Par Rachida Merkouche - La Tribune
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