Accueil
Actualité
Forum
Petites Annonces
Annuaire
Trouver un Vol
Musique

Algerie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Culture Algérienne
 
 
 
 
Tourisme Algérie
  Se Rendre en Algérie
  Villes Algériennes
  Les Plages
  Les Hôtels
  Les Transports
 
Services
 
 
 
 
  Sonneries et Logos
Site Algérie-Monde
 
 
   
 
   
 

 

   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
     

 
Web Algerie-Monde.com
Actualité

 

Les augmentations en Algérie toucheront les salaires de base

 

UGTA AlgérieAlgérie - C’est pour la première fois depuis 1997 que des augmentations au profit des quatre millions de travailleurs des différents secteurs économiques n’interviennent pas au niveau du salaire national minimum garanti (SNMG) mais bousculent, en même temps, les salaires de base et les régimes indemnitaires.

Ce sont 23 conventions de branches sur les 52 qui ont été conclues (dont 9 ont été paraphées lors de la dernière tripartite) qui ont été signées dans la soirée du samedi au ministère du Travail et de la Sécurité sociale entre les présidents des différentes sociétés de gestion des participations (SGP) et les fédérations UGTA. L’on note avec satisfaction que c’est pour la première fois depuis 1962 que des signatures de documents relatifs au monde du travail sont faites au siège du ministère du Travail.

«Ce qui signifie que le ministère joue aujourd’hui son véritable rôle d’arbitre», disent ses responsables. La centrale syndicale confirme en rappelant que «le chef du gouvernement a bien désigné Tayeb Louh, le ministre du Travail, comme arbitre, ce qui a beaucoup servi à dégeler de situations difficiles au cours des négociations».

La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres du Travail, de l’Energie, des Transports, des Télécommunications, du secrétaire général de l’UGTA et de son staff, les chefs d’entreprises, les présidents des organisations patronales et enfin le représentant à Alger du Bureau international du travail (BIT). Signées pour une première fois en 1997, les conventions de branches ont été renégociées conformément à l’article 114 de la loi 90-11 du 12 avril 1990 modifiée et complétée.

La négociation s’est faite autour entre autres de la classification professionnelle, les normes de travail y compris les horaires de travail et leur répartition, les salaires de base minimums correspondants, les indemnités liées à l’ancienneté, aux heures supplémentaires ou aux conditions de travail y compris l’indemnité de zone, celles liées à la productivité et aux résultats du travail et les modalités de rémunération au rendement.

L’on note que plusieurs autres conventions n’ont pas été signées parce que les négociations n’ont pas encore abouti. La compagnie Air Algérie est évoquée dans ce sens parce que, dit-on, les parties en négociation ne se sont pas entendues sur le niveau des augmentations des salaires. Aussi, ces négociations ont-elles été freinées en raison de l’absence du PDG de la compagnie, Tayeb Benouis, pour des raisons de santé.

Fait nouveau dans ces conventions de branches renégociées, au-delà de leur réaménagement des relations de travail au niveau de l’entreprise économique, elles comportent des augmentations qui ne s’opèrent pas au niveau du SNMG mais à celui des salaires de base et des régimes indemnitaires.

Pour rappel, toutes les augmentations précédentes ont été effectuées sur le SNMG, le fameux article 87 bis aidant, elles ne pouvaient avoir qu’une infime incidence sur une infime partie du régime indemnitaire. En effet, si les augmentations précédentes ont été jugées insignifiantes par les salariés, celles acquises aujourd’hui pourraient être appréciées positivement même si elles n’égalent toujours pas le poids de l’effroyable baisse du pouvoir d’achat.

L’on note que la prochaine augmentation du SNMG décidée par la dernière tripartite ne va pas bénéficier à beaucoup de travailleurs et son incidence sur les salaires concernés sera dérisoire. La centrale syndicale table grandement sur la révision des grilles des salaires prévues en 2007 et à propos de laquelle la réflexion est engagée sur demande du chef du gouvernement.

Effectives en principe dès la fin du mois en cours, les niveaux des augmentations varient entre 20 et 25% et sont visibles dans les exemples qui sont avancés par les syndicalistes. L’on situe ces augmentations en valeur réelle entre 4.000 et 5.000 DA. Le BTPH en est un.

L’on constate que l’augmentation du salaire de base a été de 10%, celle de la prime de panier de 20%/jour, les frais de transport de 30%, les indemnités déplacement dans le nord de 34%, les frais de mission de 20%, pour un total de 6.700 DA d’augmentation.

Dans le secteur du tourisme, on relève une augmentation du salaire de base de 15% pour les entreprises en bonne santé financière et de 5% pour celles qui ne l’ont pas. Certaines indemnités ont été revalorisées à hauteur de 67%. Le départ à la retraite est désormais calculé sur la base de 21 mois et non de 13 comme avant la négociation.

Ce qui accorde aux travailleurs 8 mois supplémentaires. Autre exemple, l’indemnité véhicule est passée de 3.000 à 6.000 DA dans le secteur de la protection sociale, le forfait transport de 800 à 2.000 DA/jour.

Le niveau d’augmentation a été de 23%. Dans l’agroalimentaire, l’on relève que la prime de rendement a été augmentée de 26% et le salaire de base de 5% alors que dans le secteur pharmacie, il l’a été de 18% et celle du salaire unique est passée de 250 à 750 DA. «Tout a été négocié selon les moyens économiques des entreprises», disent les négociateurs.

Par Ghania Oukazi - Quotidien d'Oran

Algerie-Monde.com © 2005 - 2006 Tous Droits Réservés