Bouteflika plaide pour la réduction de la facture des importations
Algérie - Dans la séance d’audition consacrée mercredi dernier au ministère du Commerce, le président de la République a relevé la nécessité de réduire la facture des importations.
A ce titre, il a demandé au ministre d’engager, avec la collaboration des différents secteurs concernés, les études appropriées à l’effet de réduire cette facture, laquelle a baissé de 4% durant le premier semestre de l’année en cours et qui devrait s’établir à 20 milliards de dollars à la fin de l’année contre 20,3 milliards de dollars en 2005.
Les importations de l’Algérie sont, pour rappel, dominées par les biens d’équipement industriels (8,6 milliards de dollars) et les matières premières et produits semi-finis (5 milliards de dollars). Les principaux fournisseurs sont les pays de l’Union européenne (UE).
Ils sont aussi les principaux destinataires des exportations algériennes hors hydrocarbures (dattes, poissons, yaourt, caroubes, solvants, engrais, ammoniac, déchets ferreux et non ferreux). De exportations qui sont toujours insignifiantes par rapport à celles des hydrocarbures, selon les chiffres officiels.
Elles représentent, en effet, 2% des ventes globales de l’Algérie à l’étranger, soit près de 907 millions de dollars en 2005, sur un montant global de 45 milliards de dollars. Un chiffre en progression de 43,4% par rapport à 2004. L’autre point sur lequel a insisté le chef de l’Etat concerne la diversification des partenaires.
Le Président a saisi l’occasion de l’audition pour plaider pour une nouvelle stratégie à même de permettre la prospection de nouveaux marchés et l’élargissement des débouchés des produits algériens, selon le communiqué de la Présidence repris par les agences.
L’élaboration de cette stratégie a été confiée à l’Agence algérienne de promotion du commerce extérieur (Algex) dont les attributions doivent être étendues à l’ensemble des opérations d’importation et d’exportation, précise la même source.
Toujours en matière de commerce extérieur, il y a lieu de noter que la balance commerciale de l’Algérie a enregistré, en 2005, un excédent de 24,35 milliards de dollars, principalement en raison de l’augmentation du prix du pétrole.
Sur un autre plan, le secteur informel contrôle 23% du commerce en Algérie, selon des chiffres rendus publics dans le communiqué de la Présidence, les infrastructures commerciales informelles sont au nombre de 600.
Par Samira Imadalou - La Tribune, le 28 octobre 2006.
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