Les prix du pétrole en baisse
Les prix du pétrole restaient en légère baisse hier matin, en raison de bonnes nouvelles pour la
production en Norvège et au Nigeria, et dans l’attente de chiffres sur la croissance américaine qui pourraient raviver les craintes d’un ralentissement de la demande.
A New York, le baril de «light sweet crude» pour livraison en décembre baissait de 36 cents à 60,00 dollars lors des échanges électroniques vers 10h10 GMT.
A Londres, le baril de brent de la mer du Nord perdait 48 cents à 60,29 dollars sur l’échéance de décembre.
Les prix sont très volatils depuis deux jours : ils ont gagné plus de deux dollars mercredi en raison de craintes que les stocks des Etats-Unis soient insuffisants pour répondre à la forte demande liée au froid, et en réponse à la mise en œuvre inattendue par l’OPEP de sa décision de réduire sa production.
Mais les cours ont perdu la moitié de leurs gains jeudi dernier et continuaient de baisser hier.
Selon les analystes, deux nouvelles pouvaient expliquer en partie le repli des cours : la reprise de la production en Norvège et le retrait d’occupants de sociétés pétrolières au Nigeria. Le norvégien Statoil a annoncé hier avoir repris sa production sur Snorre A, sa plate-forme de la mer du Nord fermée il y a deux semaines pour cause de canots de sauvetage défectueux.
L’installation doit pomper à pleine capacité dans la journée, soit 115 000 barils par jour.
En outre, les jeunes qui occupaient depuis mercredi des stations de pompages de Shell et Chevron dans le sud du Nigeria ont accepté de les quitter après s’être vu promettre jeudi que davantage de bénéfices des compagnies pétrolières installées dans la région iraient aux communautés locales, ont rapporté des analystes.
Pour Kevin Norrish, analyste à la banque Barclays Capital, le recul des prix reflétait «la poursuite des mouvements en dents de scie [observés depuis le début du mois], avec une tendance haussière freinée par un sentiment qui demeure négatif sur le marché».
Selon lui, les investisseurs étaient prudents avant la publication de la première estimation de croissance américaine au troisième trimestre.
Les économistes tablent sur un ralentissement à 2,1% sur un an, contre 2,6% au deuxième trimestre, ce qui pourrait raviver les inquiétudes liées à l’impact de ce ralentissement sur la demande énergétique des Etats-Unis, et donc peser sur les prix.
Par Rafik Elias - La Tribune, le 28 octobre 2006.
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