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Algérie : Pour une stratégie globale de développement

NEPADAlgérie - Les auditions consacrées, ces derniers jours, aux membres du gouvernement relèvent-elles d’une stratégie arrêtée, dictée par la bonne gouvernance, style à la mode, mais seulement en théorie dans beaucoup de pays à économie libérale ?

Ces auditions, sanctionnées par des communiqués rendus publics, constituent-elles un gage de transparence en matière de gestion des affaires publiques ? Si l’on se place dans un contexte régional et international, la méthode n’est pas fortuite, a fortiori dans un pays en transition économique.

L’Algérie, acteur actif dans la politique africaine du NEPAD, s’est engagée dans un processus d’évaluation par les pairs, un procédé que des pays africains ont adopté, il y a un peu plus de quatre ans. Elle est de ce fait obligée de promouvoir la bonne gouvernance, d’accepter de se faire auditionner par les pairs, de faire montre de bonne conduite dans la mise en œuvre des réformes économiques.

Mais pas seulement. Les libertés, la justice, la démocratie, le mouvement associatif font également l’objet d’auditions par les pairs. Le fait est que les auditions des membres du gouvernement dont il est question se différencient, au plan de la forme, du procédé africain.

Auditionnée par ses pairs, l’Algérie l’a été, début 2006. Des départements comme l’éducation nationale, l’enseignement supérieurs ont ainsi passés par des séances orales animées par des experts africains. Ces derniers en ont fait une synthèse générale à mettre dans des rapports.

L’Algérie a-t-elle réussi l’oral ? Les experts africains portent sommairement un regard positif sur l’évolution d’un ensemble de secteurs d’activité. Est-ce un constat qui reflète la réalité ? En tout cas, l’appréciation africaine, les communiqués rendus publics au terme des auditions des membres du gouvernement, ne la contredisent pas.

Dans ces communiqués, il n’est pas dit qu’il est des secteurs en déphasage avec les objectifs affichés par l’Exécutif, en déclin, y compris ceux dont les responsables ont été sermonnés publiquement par le président de la République au gré de ses visites d’inspection et d’inauguration.

L’action gouvernementale est cependant mise en question, au fil des débats parlementaires, par des partis politiques siégeant à l’APN. Des formations de l’opposition sont ainsi très critiques sur les retards enregistrés dans les travaux de certains projets et sur la mauvaise répartition des investissements au plan national, entre autres.

Par Youcef Salami - La Tribune, le 30 octobre 2006.

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