Algérie Monde

 

Le mémorandum d’entente entre l’Algérie et l’Italie finalisé incessamment

Romano ProdiAlgérie - Prélude à la très attendue rencontre de haut niveau entre le président du Conseil italien, M. Romano Prodi, et les plus hautes autorités algériennes, prévue les 14 et 15 novembre prochains, l’échange de visites officielles des membres des gouvernements, algérien et italien, s’est particulièrement, et plus que jamais, intensifié ces dernières semaines.

Depuis la constitution du gouvernement socialiste de M. Prodi, le ton est donné désormais à la politique italienne, et le virage est visiblement amorcé. Et pour cause, la nuance avec son prédécesseur, M. Silvio Berlusconi, est de taille, M. Prodi étant un défenseur inconditionnel de l’idée de faire de l’espace euro-méditerranéen une zone de stabilité basée sur une coopération mutuellement avantageuse.

Avoir les yeux rivés sur l’Europe de l’Est, bien entendu, sans toutefois perdre de vue que l’avenir de l’Europe ne peut se construire en continuant d’ignorer la dynamique qui s’opère sur la rive Sud de la Méditerranée, semble être la conviction profonde de l’actuel gouvernement italien et cela se traduit par les faits. Vingt-deux jours après la visite à Alger de M. Pierluigi Bersani, ministre pour le Développement économique, les 9 et 10 octobre dernier, ce fut hier au tour de M. Mauro Agostini, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, d’effectuer, lundi et hier, une visite.

La deuxième du genre pour ce même ministre après celle qui a eu lieu les 6 et 7 juin dernier. M. Mohammed Bedjaoui, ministre des Affaires étrangères, venait aussi d’être reçu à Rome par les plus hautes autorités italiennes, à commencer par le Président, M. Giorgio Napolitano.

Au bout d’une visite de deux jours au cours desquels il a eu à s’entretenir avec les ministres algériens des Finances, de la Petite et Moyenne entreprises et des Travaux publics, M. Agostini a tenu hier une conférence de presse au sein de la représentation diplomatique de son pays à Alger.

Une autre occasion pour souligner l’engagement de son pays pour le renforcement des relations bilatérales dans un esprit de coopération désormais multisectorielle, entendre par là ne plus se limiter au domaine énergétique. Pour l’Italie, c’est indéniable, l’Algérie est un partenaire stratégique et incontournable, y compris dans le chapitre des relations entre le continent africain et l’Europe.

Pour le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, département qui n’existait pas au sein du précédent gouvernement, il est plus que nécessaire que les entreprises italiennes portent plus d’intérêt au marché algérien. Une autre raison pour le gouvernement italien de déployer plus d’efforts pour mieux les accompagner.

«L’Algérie est notre premier partenaire en Afrique du Nord», argumente M. Agostini, avant d’ajouter : «Nous sommes en train de suivre avec une attention particulière le cheminement de l’Algérie vers l’OMC, et la visite de M. Prodi sera un moment politique et économique très fort dans les relations entre les deux pays», a-t-il dit.

Quant au projet du mémorandum d’entente entre les deux pays, document qui va définir et sceller de manière précise et détaillée les relations bilatérales dans une perspective d’avenir commun, on apprend qu’il est en phase d’être finalisé et sa signature fera probablement, entre autres, l’objet de la visite de M. Prodi.

Le document ne se limite pas aux questions politiques mais met «directement sur le terrain les moyens techniques d’intervention et d’entente sur le plan économique». L’hôte de l’Algérie a rappelé que son pays suit avec grand intérêt les réformes engagées en Algérie, le processus de privatisation et les développements dans le système bancaire.

Par Yasmine Ferroukhi - La Tribune, 1er novembre 2006.

Actualité en Algérie

Toute l'actualite du moment

Forum Algérie Monde - Debats et discussions sur l'Algérie et sur le Monde.

Algerie-Monde.com © 2006 Tous Droits Réservés