Contrôle et certification en Algérie
Algérie - Les accréditations changent de mains. Laboratoires d’essai et d’étalonnage, organismes certificateurs et organismes de contrôle et d’inspection comme les stations de contrôle automobiles dépendront, dorénavant, d’ALGERAC, seul organisme algérien d’accréditation habilité à délivrer les accréditations.
Créé en décembre par décret et exerçant ses activités dans le cadre de la coopération algéro-française, avec un plan d’action s’étalant sur quatre ans, ALGERAC sera bientôt doté d’une équipe opérationnelle d’auditeurs et d’experts, selon les déclarations d’un responsable auprès de l’ambassade de France à Alger, M. Christophe Bonchard.
Il s’agit d’une institution financée à hauteur de 1,5 million d’euros par le Fonds français de solidarité prioritaire (FSP) et 300 millions de dinars par l’Algérie. La participation de ce fonds s’inscrit dans le cadre de la structuration du dispositif national de développement de la qualité, de la normalisation et de la certification.
S’exprimant lors d’une rencontre de vulgarisation sur ce nouvel organisme de normalisation, en présence de représentants du ministère de l’Industrie et celui des Affaires étrangères ainsi que des organismes et institutions de normalisation et de certification, le diplomate a tenu à souligner l’important rôle que joue le FSP dans cette opération.
La contribution du FSP a permis d’une part la création d’ALGERAC et d’autre part le renforcement des institutions algériennes d’intervention dans le domaine de la certification et la normalisation, notamment en direction de l’Institut algérien de normalisation (IANOR) et de l’Office national de métrologie légale (ONML).
Par le biais du projet FSP, qui arrive à son terme fin 2006, les pouvoirs publics français ont également accordé leur soutien à l’Etat algérien dans trois autres domaines, à savoir le développement des services d’appui aux PME, le renforcement des compétences des magistrats dans le domaine du droit des affaires, enfin la structuration du dispositif national de soutien à la création de micro-entreprises.
Pour le directeur général d’ALGERAC, le plan d’action de cet organisme porte sur 4 axes, à savoir la mise en place d’un conseil d’administration, assurer la disponibilité des moyens matériels adéquats et la formation du personnel, promouvoir l’accréditation d’ALGERAC par le biais, entre autres, de la promotion et le développement du marché de l’accréditation comme «facteur de crédibilité», de développer le partenariat et les relations internationales et développer les processus d’accréditation des différents laboratoires et organismes.
Des actions qui permettraient de «gagner la confiance des instances internationales» vis-à-vis de la conformité du système national d’accréditation aux exigences internationales (ISO 17011), selon le premier responsable d’ALGERAC.
Par B. Mokhtaria - Quotidien d'Oran, le 7 novembre 2006.
Actualité en Algérie
Toute l'actualite du moment
Forum Algérie Monde - Debats et discussions sur l'Algérie et sur le Monde.