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Algérie : La démocratie participative en débat

PNUDAlgérie - Comment pourrait se définir la relation entre le parlement et la société civile et de quelle nature pourrait être l’apport du mouvement associatif à l’élaboration du travail législatif ?

C’est autour de ces axes que devraient s’articuler les travaux de deux journées d’étude organisées par le Conseil de la nation en collaboration avec le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement).

L’ouverture de la rencontre s’est faite hier par le président du sénat, M. Abdelkader Bensalah, en présence de quelques membres du gouvernement, des diplomates et des experts.

L’atelier s’inscrit dans le cadre du programme d’appui au parlement algérien, géré en partenariat entre les deux chambres du parlement et le programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avec le soutien du ministère des Affaires étrangères et du ministère chargé des Relations avec le parlement.

Bensalah a indiqué, dans son allocution d’ouverture, que cette rencontre participe de l’effort qui vise à enraciner la démocratie participative qui intègre l’implication du tissu associatif dans les institutions élues. Il a estimé que l’Algérie peut s’enorgueillir d’avoir ouvert la voie à la société civile dans les représentations institutionnelles politiques.

M. Marc Destanne De Bernis, représentant résident du PNUD en Algérie, a, quant à lui, déclaré que « le renforcement de l’interaction entre la société civile et le parlement constitue un élément majeur pour la consolidation de la bonne gouvernance et l’amélioration du fonctionnement de la démocratie.

Il ne s’agit pas, selon lui, de mettre en concurrence le parlement avec la société civile, encore moins de mettre en cause le rôle essentiel du parlement en tant qu’institution-clé de l’Etat de droit et de la démocratie, mais de reconnaître la complémentarité de la société civile et du parlement dans le renforcement de la gouvernance et la poursuite du développement ».

Il ajoutera que l’ouverture des institutions de gouvernance à la société civile et ses associations, le renforcement du rôle de la société civile dans le processus de consultation et de décision, localement et à l’échelle nationale, sont des leviers qui autorisent le développement de « nouvelles formes de démocratie, que l’on peut qualifier de démocratie participative ».

M. Marc Destanne exprimera ensuite un sentiment de reconnaissance pour l’engagement qu’il croit déceler chez le gouvernement algérien de promouvoir la culture de bonne gouvernance. Au nom du PNUD, il s’est dit prêt à appuyer la mise en oeuvre des recommandations qui seront retenues à l’issue de cette rencontre.

Les statistiques avancées par le professeur Abdennacer Djabi montrent qu’en Algérie, la participation du mouvement associatif dans les différents paliers de l’édifice institutionnel ne dépasse pas les 5 à 10%. Un chiffre dérisoire qu’il va falloir appréhender sous l’angle d’une correction à apporter.

Il plaidera pour le rajout d’un article dans les règlements intérieurs des deux chambres du parlement qui codifiera la relation entre celui-ci et la société civile. Une telle clarification sera de nature à faire émerger des associations motivées dès lors qu’elles s’impliquent concrètement dans la formulation de solutions aux problèmes de la société.

Par Omar S. - Quotidien d'Oran, le 7 novembre 2006.

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