Algérie Monde

 

USA : L’ombre de l’Irak plane sur un scrutin crucial

USA IrakUSA - Irak - Le jeu en valait-il vraiment la chandelle ? Déclenchée le 20 mars 2003 avec l’assentiment de son opinion publique, la guerre en Irak risque aujourd’hui de désavouer toute une administration pour avoir floué puis échoué dans ce pays.

Annoncée depuis longtemps, la déroute des Républicains aux élections de mi-mandat pourrait aussi être la défaite de tout le clan Bush à deux ans de la fin de son second et ultime mandat à la Maison-Blanche. C’est en grand nombre que les Américains se sont déplacés hier aux urnes. Invités à renouveler tous les membres de la Chambre des représentants (435 sièges), 33 membres du Sénat sur 100 et à élire 36 gouverneurs sur 50, 200 millions d’électeurs feront sans doute jouer leur crainte que la guerre en Irak ne s’éternise. Actuellement majoritaire dans les deux chambres du Congrès, le Parti républicain ne devrait pas retrouver la verve qui était la sienne durant les présidentielles de 2004.

Alors sous la bannière d’un George W. Bush rassurant et sûr de lui, face à un John Kerry plus que faible, le parti fondé en 1854 avait raflé la mise aussi bien à la Chambre des représentants qu’au Sénat. Aujourd’hui, la donne est plus que jamais différente. En dépit du climat économique favorable et de la baisse du chômage, c’est sur la guerre en Irak que les Américains devront juger leurs responsables actuellement au pouvoir.

Et les plus grands perdants de ce jugement seront les députés, sénateurs et gouverneurs républicains n’ayant pas une implication directe dans le conflit en Irak. Concernant les élections au Sénat, nombre de candidats républicains sont mis en difficulté par leurs adversaires, démocrates. Parmi eux, le sénateur Jon Kyl qui devrait être battu par le Démocrate Jim Pederson.

Du côté de la non moins importante Chambre des Représentants, l’heure est aussi au verdict de sondages. Les députés J.D. Hayworth et Rick Renzi se préparent déjà à céder leurs sièges à leurs adversaires démocrates. Parmi les Etats qui se préparent à une passation de pouvoirs des Républicains au profit des Démocrates figurent la Caroline du Nord et celle du Sud.

Et c’est les poulains Charles Taylor et John Spratt qui comptent bien rafler la mise. Le mouvement des gouverneurs devrait lui aussi connaître quelques bouleversements durant ces élections de mi-mandat. Arnold Schwarzenegger, ayant usé ses muscles d’homme politique, n’est pas en aussi bonne posture qu’il le pense.

En dépit de son avance dans les sondages, l’actuel gouverneur de Californie pourrait bien être surpris par une remontée des Démocrates avec à leur tête Phil Angelides. D’autres gouverneurs du parti de Georges W. Bush sont sur la sellette aussi lors de ces élections cruciales. Frank Murkowski de l’Etat de l’Alaska est en très mauvaise posture face à son prédécesseur Tony Knowles.

Tandis que Mike Huckabee, aux ambitions présidentielles, quitte volontairement le poste de gouverneur de l’Arkansas. Mais mis à part le choix crucial des députés, sénateurs et gouverneurs, les Américains devront se prononcer dans quelques Etats sur de nouvelles propositions de loi.

En Arizona, les électeurs sont invités à donner leur avis sur des amendements de la Constitution de cet Etat interdisant le mariage entre deux personnes du même sexe. Et en Californie, sur la nécessité ou non d’obliger les jeunes filles à avoir une autorisation parentale pour interrompre leur grossesse.

Quant à la grande vedette de ce scrutin, c’est Hillary Clinton sans conteste.L’ex-première dame des Etats-Unis est certaine d’être réélue haut la main à son siège de sénatrice de New York. Un tremplin de taille pour le bureau ovale.

Par Mohamed Khaled Drareni - La Tribune, le 8 novembre 2006.

Actualité en Algérie

Toute l'actualite du moment

Forum Algérie Monde - Debats et discussions sur l'Algérie et sur le Monde.

Algerie-Monde.com © 2006 Tous Droits Réservés