Coopération entre l'Algérie et l'Italie
Algérie - Même si la participation italienne dans les investissements directs étrangers (IDE) en Algérie demeure marginale et la structure de la coopération économique et que commerciale reste dominée par les exportations des hydrocarbures, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a opéré un bond significatif au cours de ces dernières années.
Il est passé de 2,5 milliards de dollars en 1998 à 6 milliards de dollars en 2004 pour atteindre 4,747 milliards de dollars au premier semestre 2006. On s’attend donc à fin 2006 à un volume dépassant les 10 milliards de dollars, d’autant que ces échanges ont atteint près de 7,6 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de l’année en cours, ce qui est nettement à l’avantage de l’Algérie qui a exporté vers la péninsule pour quelque 6,2 milliards de dollars pendant cette période.
Ainsi, l’Italie a absorbé en 9 mois 15,48% des exportations algériennes, en valeur, et a assuré à l’Algérie environ 9% de ses importations. L’Italie, l’un des promoteurs du processus de Barcelone est, après la France, le deuxième fournisseur de l’Algérie avec 958 millions de dollars, selon le bilan du deuxième semestre 2003.
C’est aussi l’un des principaux clients de l’Algérie puisque ce pays occupe également la deuxième place dans ce créneau après les Etats-Unis.
Les ventes de l’Algérie vers l’Italie s’évaluent, toujours à la même période de l’année en cours, à 3,79 milliards de dollars, soit 14,76% du total des exportations algériennes en hydrocarbures, lesquelles ont connu une chute de 32% par rapport à la même période de l’année dernière. De manière générale, les exportations algériennes vers l’Italie ont baissé de 14,49% entre janvier et juin 2006 par rapport aux six premiers mois de l’année 2005.
L’effet contraire s’est produit pour les importations puisque ces dernières, qui avaient déjà enregistré une augmentation en 2005 par rapport à 2004, ont aussi été revues à la hausse au premier semestre 2006 (20,94%). En augmentation importante, les importations algériennes de l’Italie de matières premières et de produits semi-finis sont passées du simple au double, soit de 17,083 millions de dollars au premier semestre 2005 à 377,641 millions de dollars durant la même période de 2006.
Les importations de biens d’équipement et de produits alimentaires et agricoles ont, pour leur part, été marquées par la baisse.
Laquelle est plus forte pour les produits alimentaires (-7,6%). Le chiffre est ainsi passé de 18,75 millions de dollars à 10,62 millions de dollars. En dehors des échanges commerciaux entre les deux pays et de la coopération dans le domaine de l’énergie, il faut dire que le secteur de la petite et moyenne entreprise constitue l’un des axes les plus importants dans les relations algéro-italiennes.
D’ailleurs, lors de la dernière visite à Alger (après celle de Mohammed Bedjaoui à Rome) du secrétaire d’Etat italien au commerce extérieur, M. Mauro Agostini, l’expérience italienne dans le domaine de la PME a été au centre des entretiens entre les responsables des deux pays. Une coopération «très étroite», selon l’expression de M. Agostini dans ce domaine a été convenue entre les deux pays.
Cela a débouché sur la prochaine signature d’une sorte de protocole d’accord sur ce dossier où l’Algérie enregistre un énorme retard. La visite que doit effectuer le chef du gouvernement italien, Romano Prodi, à partir d’aujourd’hui, devrait se solder entre autres, selon M. Agostini, par la signature de ce mémorandum d’entente et par d’autres décisions aussi importantes comme c’est le cas pour l’accord spécifique de coopération et de collaboration dans le domaine financier.
Cette visite revêt d’ailleurs une grande importance pour les deux pays qui espèrent booster le traité d’amitié signé en janvier 2003.
«C’est une démonstration probante que le gouvernement de M. Prodi considère que nos relations bilatérales sont hautement stratégiques. Des relations qui doivent être consolidées et développées encore plus, même si elles ne datent pas d’aujourd’hui», a tenu à souligner le ministre italien du Commerce. Lequel n’a pas manqué de noter l’intérêt accordé par les hommes d’affaires italiens au processus de privatisation en Algérie. Les démarches sont en cours.
Par Samira Imadalou - La Tribune, le 13 novembre 2006.
Actualité en Algérie
Toute l'actualite du moment
Forum Algérie Monde - Debats et discussions sur l'Algérie et sur le Monde.