45 % des besoins de l’Algérie en blé dur viennent de France
Algérie - L’Algérie a importé pour cette année 2006 plus de 600.000 tonnes de blé dur français, a indiqué hier le président de «France Export Céréales», M. Jean-Jacques Vorimore, à l’occasion des «rencontres algéro-françaises des céréales», organisées à l’hôtel Hilton d’Alger.
45% du blé qui nous sert à faire principalement du pain provient de ce pays qui reste le fournisseur historique de l’Algérie.
Ce colloque, qui est à sa septième édition, est un rendez-vous qui regroupe les professionnels des deux pays autour d’une même table pour débattre essentiellement du blé français qui reste leader en Europe, puisque la France est le premier producteur de céréales de l’Union européenne avec près de 70 millions de tonnes (MT) de céréales et environ 35 MT de blé.
M.Vorimore a souligné hier que son pays devrait garder sa position de premier fournisseur de l’Algérie en blé durant la période 2006/2007. Il indiquera à cet effet que la France devrait fournir durant cette période environ 2,7 millions de tonnes de blé à l’Algérie dont le besoin total est de l’ordre de 5 millions de tonnes.
Il faut savoir que le Maghreb consomme chaque année plus de 10 millions de tonnes de blé tendre.
Avec 35 millions de tonnes de blé moissonnés cette année, la France ne cache pas ses intentions d’arracher la première place de fournisseur non seulement au nord de l’Afrique mais dans tout le continent dont des pays connaissent une sécheresse qui dure depuis des années.
L’Algérie, quant à elle, malgré l’étendue du pays, n’arrive, dans les meilleurs des cas, à produire que 3 à 4 millions de tonnes, ce qui est très inférieur à la demande qui est appelée à augmenter les prochaines années.
Des spécialistes ont estimé hier que la consommation de blé en Afrique du Nord devrait augmenter l’année prochaine de plus de 3 millions de tonnes supplémentaires.
Il faut savoir par ailleurs que l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) est lié depuis 2004 avec France Export Céréales (FEC) par un protocole de partenariat sur les «échanges d’informations économiques», «le renforcement des compétences techniques», ainsi que «la formation des cadres et techniciens algériens».
Depuis l’année dernière également, le FEC organise des sessions de formation en meunerie au profit de minotiers privés algériens.
Par Z. Mehdaoui - Quotidien d'Oran, le 15 novembre 2006.
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