Algérie : Les Américains s’intéressent à la gestion de la sécurité de l’aéroport d’Alger
Algérie - En visite à Alger, Enrique Rick Ortiz, consul commercial, responsable du bureau de promotion des exportations américaines dans la sous-région maghrébine basé à Casablanca, a, au cours d’une rencontre avec des journalistes de la presse nationale, tenue hier à l’ambassade des Etats-Unis à Alger, souligné que des sociétés américaines pourraient investir dans la gestion de la sécurité de l’aéroport international d’Alger, si l’opportunité se présente.
Il a vanté les capacités technologiques dont les entreprises américaines disposent en la matière. Outre ce créneau, nouveau, les compagnies américaines, traditionnellement présentes dans les hydrocarbures, comme le sont les sociétés françaises et britanniques, s’intéressent à une somme de secteurs qu’elles estiment rentables en Algérie.
Enrique Rick Ortiz, n’en dira pas davantage, ni sur les noms des entreprises enclines à investir hors hydrocarbures ni sur la date à laquelle elles entendent s’y installer. Discrétion oblige, quand il s’agit de concurrence. Le consul commercial a, par ailleurs, déclaré qu’il y a volonté américaine d’accroître le volume des échanges commerciaux avec tous les pays du Maghreb. Mais comment faut-il procéder ?
Les Américains veulent le faire de manière séparée, parce que chaque pays a ses spécificités, a-t-il expliqué. Les échanges des Etats-Unis avec l’Algérie ont atteint onze milliards de dollars. Les Américains importent d’Algérie surtout du gaz et du pétrole. Ils projettent d’en importer davantage dans les années à venir, a-t-il annoncé. Des Etats-Unis, l’Algérie importe des produits agricoles, des équipements médicaux, entre autres.
La question de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC a été également abordée lors de la rencontre d’hier.
Les négociateurs américains dans cette institution multilatérale avaient posé, dans le cadre des différents rounds de discussions bilatérales ou multilatérales menées par l’Algérie, un ensemble de questions sur l’évolution de l’économie nationale et sur la législation que la sous-tend. Enrique Rick Ortiz dit n’avoir pas d’éléments suffisants sur ce dossier.
Il a, dans un autre registre, noté que depuis Casablanca il fait un travail de promotion des exportations américaines en direction de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc, la Libye dépendant, elle, du bureau du Caire. Enrique Rick Ortiz n’en est pas à sa première visite à Alger, il y est venu par cinq fois.
Et il s’est rendu dans certaines régions du pays, Constantine était la dernière escale du voyage qu’il effectue en Algérie. Le consul commercial a aussi évoqué, à la faveur de la rencontre dont il est question, le projet de l’autoroute Est-Ouest, non sans pincement, les Américains n’ayant pas réussi à décrocher ce marché colossal.
«On a soumissionné mais on n’a pas remporté le contrat», a-t-il dit. Il a enfin parlé de la contrefaçon aux Etats-Unis et des moyens à déployer pour y mettre fin. On fait tout pour nous en débarrasser, a-t-il déclaré.
Par Youcef Salami - La Tribune, le 16 novembre 2006.
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