Algérie Monde

 

Algérie : 700 opérateurs arabes aujourd’hui à Alger

10eme Congrès des hommes d'affaires arabesAlgérie - Parrainés par la présidence de la République, organisés par le Forum des chefs d’entreprises (FCE), avec le concours du Centre international de commerce (CIC), les travaux du 10ème congrès des hommes d’affaires arabes, s’ouvriront aujourd’hui à l’hôtel Hilton.

Présentée comme importante, cette 10ème session, étalée sur deux jours, va réunir sept cents participants, dont trois cent cinquante éminents hommes d’affaires venus de quinze pays arabes.

Ils vont discuter des opportunités d’investissement dans les secteurs du tourisme, des banques et des assurances, de l’agriculture, de l’agroalimentaire, des nouvelles technologies, entre autres. En quoi, cette dixième édition est-elle différente des sessions antérieures ? Une question à laquelle répond le président du FCE : «C’est pour la première fois qu’une édition du congrès des hommes d’affaires arabes planche sur les opportunités d’investissement dans un pays arabe, les neuf sessions précédentes ont été consacrées à l’examen des moyens de redynamiser la coopération arabe.»

Mais, ce n’est pas tout, ce 10ème congrès verra la participation d’hommes d’affaires arabes connus et reconnus à l’échelle régionale et internationale. Deux ex-chefs de gouvernement, l’un du Koweït, l’autre du Qatar, seront de la rencontre d’aujourd’hui, en tant qu’investisseurs. Dans un ensemble de secteurs, l’expérience des hommes d’affaires arabes est incontestable, surtout dans le tourisme, les banques, les assurances et l’immobilier, des créneaux encore vierges où les opérateurs arabes pourront faire fructifier les surliquidités dont ils disposent.

En plus des recettes exponentielles tirées des hydrocarbures, les pays du Golfe enregistrent actuellement des gains excédentaires estimés à cinq cents milliards de dollars hors hydrocarbures, un capital traduit en grosse partie en investissements mais dans des pays hors du Monde arabe. L’Algérie n’en a attiré que six milliards de dollars, sur les six dernières années. Il est vrai qu’en dehors des hydrocarbures, ce sont les opérateurs arabes qui réalisent les bonnes affaires, qui font du chiffre, mais qui demeurent en deça des potentialités que recèle le pays.

Aujourd’hui, l’égyptien Orascom, le koweïtien Wataniya, le saoudien Sedar et le groupe pharmaceutique jordanien Dar Eddaoua se portent bien dans un marché vierge qu’ils ont investi, on ne le dit pas souvent, dans des conditions difficiles. Le climat des affaires en nette amélioration aujourd’hui, le leur rend bien; Orascom a réalisé un bénéfice net de 570 millions de dollars en 2005 et de 450 millions de dollars en 2004.

Dans le programme de cette 10ème session, une série de communications sur les opportunités et le climat d’investissement en Algérie, animées par les ministres des Finances, des Participations et de la Promotion des Investissements, et de l’Energie et des Mines, des interventions sur l’expérience des hommes d’affaires arabes en Algérie, des travaux en ateliers, des visites guidées à l’attention des participants.

Et des débats autour des opportunités d’investissements dans les pays arabes. Les dernières statistiques en date, établissent le volume des investissements interarabes à trente six milliards de dollars contre seulement six milliards de dollars, il y a trois ans. C’est peu, estiment certains, au vu des potentialités des pays arabes, notamment les pétroliers parmi eux. Aussi, faut-il changer cette tendance, par le biais d’un volontarisme poussé de la part des institutions arabes impliquées dans l’économique et le commercial.

Il a été ainsi demandé aux quarante et une unions arabes siégeant au Conseil de l’union économique arabe d’œuvrer à favoriser le commerce et les investissements interarabes qui ne constituent que dix pour cent des échanges commerciaux entre les pays arabes et les pays étrangers. Les préparatifs du 10ème congrès dont il est question ont commencé, il y a presque un an.

Les membres de la commission chargée de l’organisation de cette manifestation ont effectué des déplacements dans des pays arabes (Maroc, Tunisie, Emirats arabes unis, Bahreïn, Arabie saoudite, Qatar, au Koweït, Egypte…) pour les y inviter et pour en expliquer la portée, le programme. Surprise, la commission découvre qu’il en est qui ignorent tout ou presque des mutations que connaît l’économie algérienne ouverte à la concurrence, il y a seize ans.

Ces visites ont, ceci dit, permis de mettre en avant les opportunités d’investissement qu’offre le marché algérien sous-tendu par un environnement fait de législation relativement souple, avec des avantages comparatifs assez intéressants, des garanties offertes, notamment l’accès assuré des produits fabriqués en Algérie aux marchés européens, de la franchise douanière, entre autres.

Elles ont également permis aux hommes d’affaires arabes de se faire une idée assez claire des opportunités d’investissement en Algérie, notamment à la lumière des résultats positifs enregistrés par les investissements directs réalisés par des sociétés et autres groupes arabes. Cette dixième édition, verra la participation du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, et du secrétaire général de l’union des hommes d’affaires arabes, Thabet Tahar.

Ce dernier, dans une déclaration récente, a souhaité que ce congrès aide à «atteindre l’objectif de créer un grand espace arabe de coopération, capable de satisfaire nos besoins et les besoins de nos frères privés». Le 9ème congrès de l’Union des hommes d’affaires arabes s’était tenu, en septembre 2005 à Doha, au Qatar.

Par Youcef Salami - La Tribune, le 18 novembre 2006.

Actualité en Algérie

Toute l'actualite du moment

Forum Algérie Monde - Debats et discussions sur l'Algérie et sur le Monde.

Algerie-Monde.com © 2006 Tous Droits Réservés