Algérie Monde

 

Algérie : La carte à puce d’assurance en service à compter d’avril 2007

Carte à puceAlgérie - La carte à puce d’assurance sociale sera opérationnelle et ce, à titre expérimental, à compter d’Avril 2007. C’est ce qu’a indiqué, hier, M. Touati, directeur de l’informatique au niveau de la Cnas, lors de la présentation de la maquette de la carte électronique d’assurance, jeudi dernier à l’hôtel Aurassi, à Alger.

Selon le conférencier, le nouveau système « Chifa » se fera en trois étapes, à savoir l’étape de préparation qui s’articulera autour de l’installation des équipements et le développement des logiciels, l’étape pilote qui consiste en le lancement du système au niveau de cinq agences pilotes retenues à cet effet en l’occurrence les agences de Annaba, Boumerdès, Médéa, Oum El-Bouaghi et Tlemcen. En effet, à en croire les initiateurs de ce projet, « la carte à puce constitue l’un des éléments clé d’un projet novateur qui a pour ambition de moderniser la sécurité sociale par l’introduction de technologies de pointe pour sa gestion et ses relations avec ses partenaires ». Ainsi, plusieurs objectifs ont été assignés à ce projet.

Il s’agit « de mettre en place une plus grande maîtrise des dépenses de santé de la sécurité sociale grâce à la constitution de bases de données fiables, alimentées régulièrement et rapidement, la simplification et l’accélération des procédures de remboursement pour les assurés sociaux ou pour les partenaires conventionnés dans le cadre du système du tiers payant, la réalisation d’économies de gestion et l’amélioration de la productivité pour faire face, avec célérité, à l’accroissement du nombre de dossiers soumis à remboursement, et le renforcement de la lutte contre les abus et les fraudes ».

Il s’agit également pour les responsables de la Cnas, à travers ce nouveau système, « de permettre aux assurés sociaux de faire valoir leurs droits ainsi que ceux de leurs ayants droits auprès de tout prestataire de soins (médecins, hôpital, centre de santé, pharmacie, centre médico-social, etc.), notamment dans cadre du tiers payant ». Selon M. Touati, « cette démarche simplifie, au maximum, les formalités pour l’obtention des prestations qui sont remboursées directement au compte de l’assuré ».

Pour les professionnels de la santé, la Cnas mettra, à leur disposition, plusieurs services dont la nomenclature et listes des prestations pouvant être prises en charge, informations statistiques et formations entrant dans le cadre de la compétence de la Cnas, logiciels et métiers ». « Ce dispositif va aussi entraîner de nouvelles règles et relations entre les différents acteurs impliqués dans la santé du citoyen », a expliqué le directeur de l’informatique de cette caisse de sécurité sociale. En d’autres termes, pour les pouvoirs publics, « le système «Chifa» vise à aider à préserver et à pérenniser le système de sécurité sociale dans l’intérêt bien compris des assurés sociaux ».

Dans son intervention, M. Ould Abbès a indiqué que « l’objectif recherché est que les organismes de sécurité sociale puissent adopter et maîtriser des outils et des méthodes de fonctionnement, de gestion et de travail, en rapport avec l’évolution des techniques et des technologies dans le monde grâce aux instruments modernes et performants qui ont fait la preuve de leur efficacité et de leur efficience dans les pays développés ». Il est à noter que la carte, en question, est « une carte à microprocesseur dont le corps est en PET et qui a une durée de cinq ans. Elle dispose d’une mémoire de 32 Ko, ce qui permet d’y stocker un nombre important d’informations ».

Il existe deux types de cartes. Il y a la carte familiale, « qui renferme des données concernant l’assuré et ses ayants droits. Ce type de carte contient l’historique des prescriptions pour chaque bénéficiaire, à savoir dix prescriptions par bénéficiaire. Et la carte individuelle, attribuée dans certains cas aux ayants droits d’un assuré atteint de maladie chronique (recours fréquents aux soins) ou pour les ayants droits et assurés ne résidant pas au même endroit ». La carte à puce « renferme des données administratives, des données sur les droits de remboursement, les données médicales d’urgence, l’historique des actes médicaux remboursés et les données techniques relatives à la sécurisation et à l’utilisation de la carte ».

Par Fayçal L. - Quotidien d'Oran, le 2 décembre 2006.

Actualité en Algérie

Toute l'actualite du moment

Forum Algérie Monde - Debats et discussions sur l'Algérie et sur le Monde.

Algerie-Monde.com © 2006 Tous Droits Réservés