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Algérie : Moins de 1 milliard de dollars à rembourser

Dette exterieure de l'AlgérieAlgérie - Sur le montant restant de la dette extérieure de l'Algérie, celui détenu sur l'Etat est inférieur à un milliard de dollars. «Il est de 700 millions de dollars», a précisé Mourad Medelci, ministre des Finances. S’exprimant samedi à la télévision algérienne, il a précisé que de «les quatre milliards de dollars représentent une dette commerciale». Le remboursement de la dette par anticipation est rendu possible grâce aux recettes des hydrocarbures, qui restent la principale source de financement des programmes quinquennaux, lancés par le gouvernement, pour un montant de 140 milliards de dollars.

Plus précis, il indique que le PIB, pour l’année 2005, est constitué à hauteur de 54% des hydrocarbures, 23 % des services, 9% de l’agriculture, 8% des travaux publics et 6 % de l’industrie. Par ailleurs, la loi organique de la loi de finances est actuellement à l’étude par les différents ministères en vue de son enrichissement avant d’être soumise au gouvernement et à l’APN dans les prochaines semaines, a-t-il annoncé sans donner plus de précisions. Cette nouvelle loi permettra de passer d’une loi de finances élaborée sur la base de budgets à celle élaborée sur la base de programmes. Déterminé à ne pas donner de précisions sur les montants détournés des banques, le ministre a justifié son refus par le fait que ces affaires sont entre les mains de la justice.

Et c’est à cette dernière de faire des révélations, a-t-il insisté. Les détournements, selon Mourad Medelci, «sont inévitables car l’Algérie est passée d’un système économique à un autre». Certes, les montants sont lourds dans certaines affaires, mais des mesures sont prises en vue de récupérer cet argent détourné. Les interpellant pour plus de professionnalisme, le ministre a lancé un message en direction des cadres du secteur de la finance pour plus de vigilance et de crédibilité. A propos des critiques émises par les institutions internationales comme la Banque mondiale et la SFI, il commence par rappeler que l’Algérie est actionnaire dans ces institutions et d’ajouter que «nous sommes désireux qu’il y ait un œil externe», mais pas au point de l’exagération en faisant allusion aux récentes déclaration d’un haut responsable de la SFI qui a parlé de la complexité du système fiscal algérien.

«Certes, ce système, n’est pas simple, mais pas le plus compliqué au monde», rétorque Medelci. A propos des recettes engrangées par le Trésor public suite à la privatisation de certaines entreprises publiques, il a annoncé que le montant s’élève à 100 milliards de dinars. Le comparant aux besoins de financements des différents programmes pour lesquels l’Etat a dégagé 10 000 milliards de dinars (140 milliards de dollars), «ce montant est dérisoire», a-t-il remarqué. Devant connaître une évolution rapide à la faveur des prochaines opérations de privatisation, le Conseil de participation de l’Etat, souligne le ministre, examine mensuellement une moyenne de 20 dossiers de privatisation.

L’objectif principal de la privatisation est de relancer le secteur économique et de préserver des emplois. La relance économique se fera également à travers le secteur agricole pour lequel il a été décidé de spécialiser une banque publique. La Badr a, en effet, été instruite en vue de financer exclusivement le secteur agricole. Après avoir réalisé une évolution de 16 % entre 2004 et 2005, le financement des crédits accordés au secteur économique a enregistré une hausse de 11% durant le premier semestre 2006. Destinée principalement au secteur privé, la demande de crédits est en croissance. Les banques ne peuvent pas répondre à toutes les demandes de financement.

Certes, leur capacité d’absorption doit être améliorée, reconnaît le ministre, mais les banques doivent respecter les règles prudentielles et ont besoin d’avoir plus de fonds propres pour pouvoir financer l’ensemble des demandes de crédits. Mourad Medelci saisit l’occasion pour annoncer que la privatisation du CPA permettrait d’accroître les parts de marché des banques privées, pour passer à plus de 25 %. La part de ces banques connaîtra d’autres hausses à la faveur de l’agrément de nouvelles banques étrangères. Sans écarter la possibilité d’autoriser le transfert des capitaux pour le secteur des services, il a indiqué que le dinar est une monnaie stable par rapport au dollar.

Par Karima Sebai - Le Jour d'Algérie, le 18 décembre 2006.

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