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Actualité

 

L’Algérie invitée d’honneur du Salon du livre et de la presse de Genève

Déjà des défections

Pour fêter sa vingtième année d’existence, le salon du livre et de la presse de Genève a choisi l’Algérie pour être l’hôte d’honneur. Cette distinction, notre pays la doit à deux auteurs. À celui qui a écrit le premier roman de l’histoire de l’humanité

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Apulée de Madaure qui a vécu au premier siècle de notre ère. Et à Ibn Khaldoun, le père de la sociologie moderne, dont on célèbre le 600e anniversaire de la mort. Tous deux sont nés en terre algérienne, à M’daourouch, pour celui qui a écrit l’Âne d’or et à Frenda pour l’auteur des plus que célèbres Prolégomènes.

Cependant, à une semaine de l’ouverture de ce salon du livre, du 27 avril au 1er mai, quelques écrivains invités ont choisi de ne pas prendre part à cette manifestation à laquelle pourtant notre pays est l’hôte d’honneur. À cause de la mauvaise préparation, à en croire certains, en raison de la trop courte durée de la prise en charge, selon d’autres.

“J’ai appris que je suis invitée à ce salon en consultant le site Internet du salon ! J’hésite encore à y aller”, témoigne Samira Nègrouche, poétesse. Cette invitation, peu galante, n’a visiblement pas été du goût de cette jeune auteure et qui vient peut-être confirmer cette affirmation que l’on peut lire sur ce même site Internet : “la vivacité des arts et de l’artisanat, comme celle du champ éditorial, confère l’image d’un pays où la jeunesse est une valeur ajoutée même si elle n’a pas toujours les moyens qu’elle mérite.” 

Autre regret, celui exprimé par Habib Ayoub, écrivain lauréat du prix Mohamed Dib de la littérature en 2003. L’auteur de  palestinien, qui lui a valu cette distinction, est catégorique, il n’ira pas à Genève ! “Je n’irai pas, d’abord parce que j’ai été informé au dernier moment.

D’autre part, je ne peux aller un jour et revenir le surlendemain. Je ne veux aller simplement pour être exposé. Et puis, je ne comprends pas sur quelle base a été fixée le montant de la prise en charge ?” Ainsi donc, et à chaque manifestation, le penchant à la préparation précipitée est à chaque fois au rendez-vous. Mais du côté du ministère de la culture, dont le directeur du département livre soutient que les préparatifs vont bon train : “Ils seront vingt auteurs qui signeront leurs livres ou donneront des conférences comme Yasmina Khadra, Mohamed Lakhdar Maougal, Anouar Benmalek, Malika Mokadem, Daho Djerbal…

Ces auteurs ont confirmé leur participation.”
Hassene Bendif, libraire et membre de la commission de préparation, livre un avis en tout point similaire, sauf concernant le nombre des écrivains invités. Il en donne, pour sa part, dix en moins : “Il seront 30 auteurs qui feront le déplacement.”

Mohamed Lakhdar Maougal en fera certainement partie, lui qui déclare : “J’irai à Genève pour présenter mon ouvrage sur les élites algériennes en accord avec mon éditeur.” Il ne semble donc pas être contrarié par la courte durée du séjour. À ceux qui jugent cette prise en charge trop courte, Hadj Nacer rétorque : “Il est difficile de prendre en charge tout le monde, pendant toute la durée du séjour.

À ces écrivains, dont certains m’ont contactée, j’ai répondu que l’on ne peut pas faire mieux que 3 jours et 2 nuitées de prise en charge. Les écrivains qui sont habitués à de tels rendez-vous, comme Yasmina Khadra ou bien Anouar Benmalek, ont accepté et trouvé cela normal.”

Alors, et en attendant que les uns et les autres acceptent ou refusent d’aller en Suisse parler de littérature, l’Algérie continuera d’être considérée comme la terre qui a vu naître le premier roman de l’humanité. Roman qui raconte l’histoire d’un jeune homme tellement curieux qu’il a fini par être changé en âne.

Source Par Samir Benmalek 20 avril 2006

   
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