Ce résultat est, bien sûr, relatif à la flambée des prix du pétrole qui dure depuis quelques mois déjà, et aussi «à l’augmentation de production nationale du pétrole brut, celle de l’exportation de notre gaz», a expliqué le ministre. Avec un prix du baril s’articulant entre 70 et 74 dollars, l’Algérie enregistre une recette mensuelle de l’ordre de 4 milliards de dollars.
«Cette hausse des prix sera maintenue jusqu’à la fin de l’année en cours», a souligné le ministre, qui n’a pas manqué d’ailleurs de mettre en relief les facteurs qui alimentent la conjoncture. Il dira à cet effet que «la hausse des prix du pétrole est liée à plusieurs éléments […]
l’importante croissance économique mondiale enregistrée actuellement, estimée à 4,8%, qui se traduit par une forte demande pétrolière mondiale». Cette demande, selon l’invité de la radio, «a augmenté cette année de 1,6 million de barils par jour par rapport à l’année précédente».
Cette importante demande provient essentiellement, des deux pays asiatiques, à savoir la Chine et l’Inde. Interrogé à propos de l’approvisionnement du marché pétrolier, M. Khelil a tenu à expliquer que «le marché est équilibré, d’où la décision des pays membres de l’OPEP de la non-augmentation de production, lors de leur dernière réunion à Qatar […]
Il n’y a pas assez de capacité de raffinage, ce qui alimente la tension mondiale sur les produits pétroliers, s’ajoute à cela l’augmentation de la demande américaine en matière d’essence qui caractérise l’approche de chaque été.»
En outre, les cours du pétrole «continuent d’être dopés par toutes les inquiétudes géopolitiques», a indiqué le ministre, dont ceux «de l’Irak, l’Iran, la Palestine, du Nigeria et du Venezuela, qui ne seront pas réglés d’ici à la fin de l’année !» a-t-il expliqué.
L’invité de l’émission, qui s’est étalé sur la problématique du prix, estime que le prix du baril «n’atteindra jamais les 100 dollars», un chiffre avancé par certains spécialistes. Interrogé à propos d’une éventuelle augmentation des prix de l’électricité et du gaz, M. Khelil a tenu à expliquer qu’«une telle décision ne revient pas à l’Etat, la Sonelgaz est une entreprise de droit privé dont l’Etat est actionnaire».
Source Par Radia Djouzi 2 mai 2006
|