Au Front de libération nationale, l’on estime que le code régissant à présent ce secteur stratégique ne répond plus, dans plusieurs de ses dispositions, aux nouvelles réalités induites par la décantation manifeste au double plan politique et sécuritaire, décantation résultant elle-même de la démarche réconciliatrice prônée par le président de la République et plébiscitée par le peuple.
Les propositions que ce groupe de travail et de réflexion aura à suggérer seront, suivant le numéro 1 de l’ancien parti unique, présentées au gouvernement par les ministres du parti ou par le biais de ses élus à la chambre basse du parlement.
Par ailleurs, et toujours dans le domaine de la presse, le secrétaire général du Front de libération nationale a fait également savoir qu’il sera mis au point, par les journalistes eux-mêmes, dans le cadre bien entendu du Club de la presse du parti, un code de bonne conduite.
En s’appuyant sur ce dernier, le groupe, qui sera chargé de veiller sur le degré d’observation par les hommes des médias des dispositions du code en question, pourra faire des appréciations sur le contenu des articles journalistiques incriminés par certains.
Autrement dit, ce groupe aura à se prononcer sur la nature diffamatoire ou non de ce genre d’articles. Pour Abdelaziz Belkhadem, ce genre de code est d’autant nécessaire que beaucoup de journalistes se trouvent aujourd’hui poursuivis en justice du fait de leurs écrits jugés diffamatoires par les parties civiles.
En matière, cependant, de la liberté de la presse, le secrétaire général considère qu’en dépit des insuffisances que l’on pourrait relever, elle reste plus avancée par rapport à celle consentie par les Etats voisins de l’Algérie.
Dans cette optique, il a réaffirmé, et à travers lui la position du FLN, être contre l’emprisonnement des gens de la presse et qu’il s’oppose à toute restriction de la liberté d’opinion.
De par cette annonce en faveur d’une reconsidération de la loi sur l’information et la publicité, le vieux parti manifeste encore une fois de plus que les points de divergences avec le parti du chef du gouvernement, le RND, sont multiples et ne se résument pas en l’amendement de la loi suprême du pays ou autre majoration salariale...
Source Par Réda Mehdaoui 2 mai 2006
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