C’est la troisième du genre, depuis février 2005, suite à une invitation par le Forum des chefs d’entreprises algériens, présidé par Omar Ramdane. Une visite au cours de laquelle la délégation française a eu aussi à rencontrer des membres du gouvernement, à savoir les ministres des Finances, Mourad Medelci, et des Participations et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar.
Mme Parisot, a tenu à préciser qu’au cours de ces rencontres, «les questions politiques n’ont été évoquées à aucun moment». Elle a également noté avec satisfaction «l’arrivée, de part et d’autre, d’une nouvelle génération de chefs d’entreprises qui veulent travailler d’égal à égal».
C’est dire, une nouvelle fois, que les brouilles politiques qui interviennent par moments entre les deux pays ne semblent en rien entamer le désir des acteurs économiques de renforcer leur coopération à la recherche de rapports mutuellement avantageux.
«Je dis pour les entreprises françaises que c’est le moment de venir», martèle la patronne des patrons français s’appuyant sur des faits constatés et exprimés hier lors de cette conférence de presse. «Nous mesurons à quel point l’économie algérienne est entrée dans la modernité et les critères établis sont ceux qu’on retrouve dans les économies avancées.»
A notre question de savoir si au bout de cette troisième visite, le Medef constate une amélioration de l’environnement de l’investissement puisque les entreprises françaises ont de tout temps évoqué des contraintes liées aux lenteurs bureaucratiques, à l’obsolescence du système bancaire et à la question du foncier, la conférencière répond que «la bureaucratie existe dans tous les pays» à divers degrés et que les choses évoluent très lentement sur la question du foncier.
Quant au système bancaire, elle estime que les choses commencent à changer avec l’amorce du processus de privatisation entamé par le Crédit populaire d’Algérie (CPA) pour lequel «plusieurs banques françaises manifestent leur intérêt», mais aussi pour d’autres banques algériennes appelées à être privatisées.
Seule annonce faite, la signature d’un accord entre les deux parties portant sur des formations destinées aux personnels algériens du secteur bancaire justement.
De son côté, M. Omar Ramdane, président du Forum des chefs d’entreprises, qui a eu à préciser que ces efforts s’inscrivent dans la continuité, a fait en outre remarquer que par le passé, le contact entre les milieux d’affaires des deux pays n’était possible que par l’intermédiaire de «nos officiels», ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Enfin, d’autres rencontres sont déjà programmées entre les deux organisations patronales, la prochaine étant pour l’automne prochain.
Source Par Yasmine Ferroukhi 4 mai 2006
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