La machine que nous avons mise en route a attiré un grand nombre de partenaires étrangers, amélioré les prestations de service et créé des milliers d’emplois », dira le ministre qui s’est longuement attardé sur le boom de l’industrie des communications en Algérie, qu’il a qualifié de remarquable car ayant entraîné un grand nombre de services dans des régions que l’on croyait durablement sinistrées et d’autres comme Alger, Oran, Constantine, Annaba, Biskra et Batna qui se découvrent des vocations high-tech.
Particulièrement Annaba que M. Haïchour a classé en tête des wilayas les mieux loties en matière de poste et de technologies de l’information alors qu’elle aurait pu s’assoupir dans la sidérurgie et la transformation agroalimentaire. « Selon l’Office national des statistiques, le taux de chômage dans notre pays, qui était de 27% les précédentes années, a baissé à 15% à la fin de l’année 2005 », a-t-il affirmé lors de sa visite du centre de repos des travailleurs des PTT de Seraïdi.
Cohésion économique
Prolixe en informations, le ministre a profité de chaque étape de sa visite pour en distiller quelques-unes à l’intention des représentants de la presse.
C’est au centre technique de la TIBCO, une société française de droit algérien installée en Algérie et spécialisée dans l’exploitation et la maintenance des installations téléphoniques mobiles, qu’il a confirmé l’ouverture du capital d’Algérie Télécom au partenariat étranger.
« Nous avons sollicité les services d’une banque d’affaires espagnole pour nous proposer des variantes. Le dossier est actuellement bien ficelé. Il sera examiné lors d’une réunion interministérielle dans les prochains jours avant d’être soumis au gouvernement. Nous ne sommes pas en mesure de donner aujourd’hui le pourcentage des parts d’actions à proposer à nos partenaires.
Cela se fera incessamment après étude de toutes les variantes. Algérie Télécom, dont les responsables ont bien compris les nouveaux enjeux de la mondialisation de l’économie, est en position de force pour bien négocier et défendre au mieux les intérêts du pays.
Une quarantaine de partenaires d’Asie, des Amériques et des pays du Golfe sont intéressés pour l’acquisition de ces parts. » Tout en signalant la courbe ascendante tant en termes de valeur que de volume qui, selon lui, se poursuit toujours dans son secteur, le ministre a abordé brièvement la nécessaire mise en place des câbles en fibre optique à usage domestique.
Selon lui, cette fibre permettra la suppression des assiettes de parabole dont le nombre au niveau des logements collectifs nuit à l’esthétique des sites. « Le projet est à l’étude. Des sites pilotes pour le lancement du raccordement satellitaire par fibre optique ont été retenus », a affirmé le directeur général d’Algérie Télécom.
Tout au long de son parcours, M. Haïchour a beaucoup insisté sur la nécessité d’un réseau de télécommunication efficace, fiable et rentable, la stimulation des investissements publics et privés, la croissance et l’innovation dans notre pays. Il s’est également attardé sur les enjeux et la cohésion économiques imposés à son secteur dans une Algérie qui, selon lui, à un important retard à rattraper.
Source Par Karim Aoudia 6 mai 2006
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